‹ Histoire universelle (volume 2)Chapitre 115 sur 316 · Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes · texte numérisé non relu

Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes

4. René de la Tour de Gouvernet, seigneur de la Chaud, commandant du château de Montélimar.

monts avec quatre cents salades et près de deux cents carrabins1 et que le duc d'Espernon2 les faisoit suivre par deux mille cinq cens hommes de pied et six vingts chevaux.

Tant pour amener le duc aux mains que comme pour l'envie qu'avoit Lesdiguières de planter dans Cavours3 son nom sous l'enseigne de son roi, il chemina au partir de Briqueras4, en ordre de combat, le dix-septiesme du mois. Gouvernet et le chevalier de Béons5 menoyent, l'un deux cent cinquante chevaux et l'autre deux cents au cul des coureurs, et, de mesme front au milieu d'eux, Auriac, commandant un grand bataillon composé du régiment de Languedoc, de la Villette et de Mommarin et autres compagnies volontaires; cela faisant, avec trois cents enfans perdus, peu moins de quatre mille bons hommes, et ce nombre tenoit place d'avant-garde.

Pour la bataille, Lesdiguières , avec sa cornette blanche, sa compagnie de gens d'armes, celle de Morges et de Mures, faisans un gros de quatre cent cinquante salades, prenoit la droite d'un bataillon de

1. Les argoulets, dits carabins, cavaliers. Gouvernet traversa les Alpes au col de Genèvre pour rejoindre Lesdiguières avec 200 cavaliers et 100 arquebusiers à cheval. Il était suivi de près par le chevalier de Buons, qui en amenait autant.

2. Tandis que Gouvernet et le chevalier de Buons rejoignaient Lesdiguières, le duc d'Épernon reprenait les villes de Grasse et d'Antibes.

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