‹ Histoire universelle (volume 2)Chapitre 14 sur 316 · Soumission d'Abbeville (Somme) au roi, 26 avril · texte numérisé non relu

Soumission d'Abbeville (Somme) au roi, 26 avril

2. Charles de Lorraine, prince de Joinville, frère du duc de Guise, gouverneur de Troyes.

3. La ville de Troyes ouvrit ses portes aux armées royales le 5 avril 1594, et, le lendemain, Biron et Joachim de Dinteville entrèrent dans la ville. Le roi accepta la soumission des Troyens par lettres patentes, datées du mois d'avril (f. fr., vol. 3997, f. 181). Le volume 3622, f. 97, du même fonds, contient un récit de la prise de Troyes. Le 22 avril et le 26, les habitants demandèrent au roi diverses faveurs qui leur furent accordées. Leurs requêtes, sous cette date, sont conservées dans le vol. 3989, f. 266 et 294, copies du temps. — La déclaration du roi, acceptant la soumission de Troyes, fut enregistrée au Parlement de Paris le 30 avril 1594 (De Thou, liv. GIX).

4. Antoine Montbeton de Saint-Paul, capitaine ligueur, créé maréchal de France par Mayenne, en 1593, fut assassiné à Reims, le 25 avril 1594, par le duc de Guise lui-même. On conserve, dans le volume 3991, f. 188 et suiv., une requête de la maréchale de Saint-Paul au roi Henri IV, datée du 26 décembre 1594, pour demander justice de ce meurtre. Suivent, dans le même recueil, d'autres pièces au sujet de ce capitaine.

subsisté par lui. Ce prince aima donc mieux faire sa paix de bonne heure que si un autre faisoit la sienne de lui { . Cette action marcha presque de mesme temps que celle de Sens2, de Beauvais3, d'Amiens1 et de Sainct-Malo5, car nous gardons à parler des plus eslongnez. En tous les articles de ces villes, il y en avoit tousjours pour leurs privilèges, touchant l'extinction des actes d'hostilité, en exceptant tousjours le crime de lèze Majesté, au premier chef. On accor-

1. La négociation de la soumission du duc de Guise au roi commença le 5 août 1594 (f. fr., vol. 3990, f. 161). Le 22 octobre, le duc fit sa soumission (f. fr., vol. 3646, f. 77, et 23039, non pagine). Au mois de novembre, le roi accepta la soumission par un acte public (f. fr., vol. 15591, non paginé) et le duc de Guise s'excusa auprès du pape (Lettre; f. fr., vol. 2751, f. 219). Le 29 novembre, le roi lui accorda des lettres de rémission (f. fr., vol. 3991, f. 156).

2. La ville de Sens ouvrit ses portes aux armées royales le 16 avril 1594. L'acte de capitulation, accordé par le roi aux habitants, est daté de Paris et de ce jour. Il est conservé en copie du temps dans le vol. 3989 du f. fr., f. 249.

3. Une lettre de Henri IV, datée de Gompiègne et du 24 août 1594, fait mention de la récente soumission de Beauvais [Lettres de Henri IV, t. IV, p. 209 et 210). L'édit de pacification relatif à la ville de Beauvais, du 22 août 1594, fut enregistré au Parlement le 2 septembre. Un exemplaire de cette pièce est conservé dans le f. fr., vol. 3990, f. 180.

4. La ville d'Amiens se soumit à Henri IV au mois de septembre 1594. La déclaration du roi est conservée dans le f. fr., vol. 3991, f. 50. Une lettre du conseiller Gillot au président de Thou, datée du 16 mars 1595, raconte l'entrée du roi à Amiens et porte cette mention curieuse : « Le jour de la prise d'Amiens, le roy alla cum Cleopatra quam secum adduxerat. En se retirant, elle receut une huée » (Coll. Dupuy, vol. 712, f. 22 bis).

5. Saint-Malo se soumit à Henri IV en octobre 1594. L'édit de pacification, relatif à la ville de Saint-Malo, fut enregistré au parlement de Rennes le 5 décembre (De Thou, liv. CXI).

doit à quelques-unes des sommes de deniers octroyées. Rheins1 porta le nom de pacification des princes de Guise par bienséance. Là sont compris tous les actes de guerre, levée de deniers et actions notables spécifiées, prolongation de leurs dcbtes. Quant à ce qui se fit pour Laon2, je ne l'ai pas estimé de telle nature.

Parmi tant de félicitez que le roi n'avoit pas loisir de savourer, comme il estoit encor botté dans sa chambre3, assisté des grands, et ainsi qu'il embrassoit Raigni4, se coule un jeune homme de dix-huit ans, qui, pensant donner dans le corps du roi, qui se baissoit, lui donne d'un Cousteau un coup en la lèvre de dessus, à travers laquelle il lui rompt une dent5. Cet homme pris fut connu pour Jean Ghastel6, Parisien, fils d'un drapier. Il ne falut point de géhenne pour lui faire confesser comment il estoit venu là pour tuer le roi, induit à cela par ses confesseurs, notamment par les jésuites, qui appeloyent acte méritoire de tuer les tyrans, nommans ainsi le roi, pour ce qu'il n'avoit pas eu l'approbation du pape. La cour de parlement procéda à ce jugement par la mort de cettui-ci, qui, après les amendes ordinaires, fut tenaillé

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