Alexandre de Médicis
ne vouloir entendre à aucun traité que le roi d'Espagne ne l'achetast de la reddition des frontières de Picardie. Mais enfin les sollicitations de Rome firent convenir les députez à Vervins, lieu qui avoit servi autresfois à conclurre la paix et où elle le fut encores, huict jours après jurée à Paris solennellement. Par cette paix, outre les articles communs, le roi Philippes rend Calais, Ardres, Monthulin, Dourlans, la Gapelle et le Castelet dans deux mois et Blavet en Bretagne dans trois mois. Par autre article est dit que le duc de Savoye sera compris en la présente paix, rendant Berre1 et quelque chasteau de peu d'importance, et les autres différens remis au jugement du pape, pour en prononcer dans un an. Les deux princes veulent employer en mesme traité chacun leurs partisans et confédérés. Le roi de France y nomme donc, si compris y veulent estre, le pape2, l'empereur3, les électeurs, les princes, villes, communautez et estats du Saint-empire; par spécial, le comte palatin, marquis de Brandebourg, duc de Wittemberg, lantgrave de Hessen, le marquis de Anspak, les comtes de Frise orientale, les villes maritimes, selon les anciennes alliances, le roi et le royaume d'Escosse, les rois de Poulongne, Dannemarc et Suède, le duc et seigneurie de Venise, les treize cantons des ligues de Suisse, les seigneurs des trois ligues grises, l'évesque et seigneurs du pays de Valais, l'abbé et ville de Saint- Gai, Tockembourc, Mulhausen, comté deNeuchastel et autres alliés et confédérez desdits sieurs des ligues, le