Modestie, modération
2. Jacques de la Fin, intrigant longtemps au service de François de Valois d'Anjou sous Henri III, connu à la cour pour ses honteuses débauches et ses trahisons multipliées. Le frère de Biron, pour venger le maréchal de la perfidie de ce traître, l'attaqua, le 20 avril 1606, les armes à la main, et le laissa pour mort sur le pont Notre-Dame (Journal de L'Estoile, à la date précitée; Mémoires de la Force, t. I, p. 184).
3. Jean de la Fin, seigneur de Beauvais-la-Nocle, avait épousé Béraude de Ferrières, sœur de Jean de Ferrières, vidame de Chartres.
Il avoit aidé à desbaucher l'armée du prince d'Orange1, et puis s'estoit rendu instrument du duc d'Alançon2, à la desloyauté d'Anvers3 ; il avoit payé l'armée estrangère en fausse monnoye ; s'estoit convié à servir le duc de Guise4 et avoit donné des premiers avis à Henri troisiesme contre lui. En suivant ce train, il estoit devenu principal en familiarité avec ce valeureux mareschal, dans l'esprit duquel il versa premièrement des louanges extraordinaires de ses mérites, secondement les ingratitudes du roi, nommant ainsi ce qui manquoit à des désirs et demandes extravagantes. Et comme ce courage n'avoit pu trouver de périls trop grands, il l'esleva à mesme mesure à convoiter une grandeur par delà toute raison, l'appellant son empereur. Voilà donc plusieurs confidens acquis au duc de Savoye, ausquels la Fin portoit paroles et présens. Ceux-là se trouvoyent pour cet effect aux églises et autres lieux communs et publics. Par ce trafic, il y eut des plus authorisez au conseil estroit, qui tenoyent le duc averti de tout, et mesmes des choses que le roi réservoit à ses plus confidens, de quoi un petit conte fera foi.
C'est que les deux souverains, ayans choisi huict arbitres pour traiter de leurs affaires, le duc de Suilh fut esbahi qu'à la première séance la compagnie ne