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Alfières, mot espagnol {alferez), capitaines, officiers

4. Maurice de Nassau investit de nouveau Nieuport vers le milieu de juillet 1600 et leva le siège de cette ville le 24 du même mois (De Thou, liv. GXXIV).

à l'une desquelles La Burlotte, aux contrescarpes du fort d'Isabelle, qu'il avoit rafraîchi et envitaillé, fut tué d'une mousquetade par la teste, regretté de l'archiduc et de ses supérieurs, non de ses compagnons, qui, outrez d'envie, ne pouvoyent supporter que la vertu eust fait d'un barbier de village un colonel1.

Ainsi le prince, ayant laissé dans Oostende cinquante et une compagnies de gens de pied et sept de cavalerie, fit sa retraitte à Flessingue, sur laquelle des galères de l'escluse eussent fait quelque butin si le calme eust duré, mais un petit vent les fit scier de l'arrière avec perte de leurs gens.

Le vis-amiral2 de Donkerke, pour vengeance de la bataille, prit les basteaux des pescheurs, qu'on appelle Buisses, qui avoyen.t accoustumé de faire leur mestier librement, et, ayant cloué toutes les escoutilles et percé leurs bateaux, les fit périr en mer; dont il receut à Madril, où il alla, la grande louange des Jésuites et inquisiteurs, mais non des soldats espagnols.

Une galère que bastirent ceux de Dordrek, qui avoit quatre pièces de batterie bien logées, en prouë et en poupe, partie de l'invention de ce forçat turc qu'un coup de canon avoit délivré et qui y com-

1. Claude de la Bourlotte, natif du Luxembourg, avait fait à Paris des études de chirurgie avant d'être soldat. Son courage et ses succès lui valurent l'honneur de figurer parmi les plus célèbres capitaines de l'époque. Sa mort glorieuse arriva le 24 juillet 1600 (Van Meteren, Hist. des Pays-Bas, 1618, f. 484) (Palma Gayet, Chronologie septénaire). Il fut remplacé comme colonel du régiment de douze enseignes wallonnes le 1er août 1600 par Nicolas Gatrice, originaire de l'Artois (Journal de L'Estoile).

2. Antoine de Bourgogne, seigneur de Wacken, vice-amiral dos Pays-Bas.

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mandoit de lieutenant1, en ayant malmené quelquesuns de l'cscluse jusques devant Anvers, prit tous les navires, les désarma, et, parmi grandes richesses, amena cinquante canons.

Reste, pour rendre comique nostre fin, à vous dire comment l'amirant d'Arragon, ne pouvant chevir de sa rançon par aucun prix, fit tant vers le roi d'Espagne et l'archiduc Albert que, pour sa délivrance, on feroit sortir tous les prisonniers des Provinces-Unies ou autres pris à leur service, qui se trouveroyent lors aux galères, en prison, ou détenus autrement, et les feroit-t'on, avant sa délivrance, représenter en pleine liberté aux Estats. Pourtant furent mis commissaires, par toutes les villes des Provinces-Unies, pour avoir soigneusement tous les noms de tous les détenus, tant à l'inquisition d'Espagne aux isles et aux Indes, comme aussi à l'Escluse, à Donkerke et autres lieux plus prochains ; ce qui donna une longue prison à l'amirant et un grand honneur à la bataille, qui estendit sa gloire et ses fruicts par les bornes de l'Univers.

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