‹ Histoire universelle (volume 2)Chapitre 46 sur 316 · Le cardinal Albert d'Autriche · texte numérisé non relu

Le cardinal Albert d'Autriche

les convie à me fournir mieux pour une autre édition1.

Il me faut donc reprendre le mois de juin pour vous dire comment le cardinal ayant jette une branche de son armée conduite par Verdugo, assisté de La Burlote, pour assiéger la Ferté, sur Cher, demeurée au parti du roi par le voyage du duc de Bouillon en ce pays-là, le duc, bien que fort foible, s'y achemina pour lever le siège ; fut receu avec une escarmouche ; où La Burlotte, ayant desbandé ses meilleurs hommes, fut meslé hazardeusement par la cavallerie, qui n'attendit pas les gens de pied et enfila les fossez, les avantages et mesmes les tranchées. Là courut beaucoup de sortes de risques le chef de l'entreprise, bien assisté de ses domestiques, non sans s'estre repenti de faire ses parties foibles; qui est la seule condition qui lui a fait imputer quelque malheur. Vous en jugerez par les effects. Il fit donc avec petite troupe lever le siège et les Espagnols firent leur retraite à Vireton.

De ce pas il fut convié par le duc de Longueville, mais plus particulièrement par quelques gentilshommes, voisins de Ham, de vouloir entreprendre sur cette place ; la garnison de laquelle estoit de plus de douze cents hommes, presque tous Néapolitains, Espagnols ou Lanskenets, commandez par Siquo, Néapolitain2. Le duc de Bouillon, ayant sceu que le gouverneur du chasteau se vouloit donner au service du roi et que les estrangers s'estoyent retranchez devant le chasteau, gousta l'entreprise, résolut avec

1. Var. de l'édit. de 1620 : « ... fournir mieux pour la seconde édition. »

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