‹ Histoire universelle (volume 2)Chapitre 98 sur 316 · Saint-Germain-les-Belles et Gonfolens (Haute-Vienne · texte numérisé non relu

Saint-Germain-les-Belles et Gonfolens (Haute-Vienne

envoyé l'infanterie et son bagage à Bonneval \ s'en alla passer à la veuë du siège. Sainct-Ghamant, logé en lieu pour estre plustost à cheval, ralia, d'un grand effroi qui se mit à l'armée, quelques trois cents harquebusiers et quatre-vingts chevaux, et, en s'eschauffant sur le passage, fit une charge, où il fut receu et tué sur la place. Sur cette cheute, les siens prirent l'effroi et en firent telle part aux liguez que tout s'en alloit à vau de route et vouloyent jetter le canon dans un puits, sans l'arrivée de Mompezac avec six ou sept vingts gentilshommes. Gela rasseura tout, et les meilleurs, s'estans ralliez à lui, reconnurent que les royaux leur tournoyent l'eschine pour aller se joindre à leur reste, qui estoit à Bonneval. Sur cette connoissance, ils prenent ordre pour marcher après. Et le duc de Vantadour, ne voulant pas perdre sa prééminence en son gouvernement, voulut faire la retraite avec près de cent gentilshommes de Limousin.

Gomme les troupes passoyent un mauvais chemin, elles virent venir à toute bride celle de retraite avec un cri que quatre cents harquebusiers gagnoyent le bout du chemin pour y enfermer tout. Gela fit que tous se hastèrent en espoir de faire ferme par-delà le mauvais passage. Les ennemis, ayans marqué ces diligences de dessus un haut, jugèrent de l'effroi, surtout quand ils virent force noblesse embourbée dans le marais, où les gens de pied et ceux qui voulurent mettre pied à terre en tuèrent plusieurs sans défense. Quelques-uns de la vieille nourriture du roi, entre ceux-là Sainct-Amant, se rallièrent en petit nombre et firent une charge aux plus avancez, entre lesquels ils

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