Jean de la Valette, seigneur de Cornusson
3. Cf. Mercure françois, t. VII, p. 839 : « Saint-Rome s'addresse audit sieur d'Heurre, demande où sont les ennemis; le sieur d'Heurre le croyoit estre pour le Roy et que ce fust des trouppes du pays, qui sont avec ledit sieur duc d'Angoulesme, et mesmes celle de M. de Cornusson, qui n'estoit pas encore arrivée, luy respond : ils sont là-bas; Saint-Rome repart : et notre canon, que faict-il? Le sieur d'Heurre jugea alors qu'il estoit ennemy; ce qui le fit retourner à sa trouppe et, faisant un demy caracol, crie à ses compagnons : charge, ils sont ennemis. »
ce qui avoit donné, et le mieux que put faire le duc d'Angoulesme fut de faire un raliement de toutes ses forces hors la portée du canon, duquel il n'avoit receu qu'une volée; et là, retranchant quelques gens de pied au devant de lui, se résolut d'attendre nouvelles forces, comme il en receut de tous costez, avec deux pièces d'Alby, cela avec foison de vivres : ce que les autres ne pouvoient espérer.
Ce fut ce qui les fit capituler à la promesse de ne porter les armes de six mois et à laisser leur canon, et moyenant quoi, ils eurent leur retraite libre pour se retirer avec armes et bagage où bon leur sembleroit.
Le duc de Rohan ne laissa pas de se mettre aux champs avec du canon, prendre Saint-Georges1 et Luzençon2 qui incommodoient le chemin d'entre Milhau et Sainte-Afrique3 : mais il acheva la besongne avant qu'on sceust l'affaire de Fauch*.