‹ Histoire universelle (volume 3)Chapitre 154 sur 224 · Barricadé (de pal, pieu · texte numérisé non relu

Barricadé (de pal, pieu

Bourdelois avoient envoie six pataches bien armées, commandées par trois chevaliers de Malte, Pontac1, Pichon2 et Arrerac3, qui avoient leur garde auprès de la palissade. Nonobstant tout cela, La Force fit passer un bateau de Glérac, chargé de la plus part des choses susdites, qui, par le moyen d'une criie d'eau, esvita la palissade, fit fuir les chevaliers et fut receu dans Tonneins4.

La première besongne des assiégez fut de couvrir de barricades leur grattis et défendirent si opiniastrement leur couverture qu'ils donnèrent quelque forme aux fortifications; si bien que les premières aproches, qui se firent du costé de la ville bruslée, ne s'avancèrent qu'à la faveur de quelques maisons demeurées entières. On se contenta d'y placer les corps des régimens, pour de là substanter les gardes et le travail.

Le costé de Clairac, qui est à l'opposite, leur estoit libre, et par ce moien la communication de ces deux villes qui n'estoient qu'à une petite lieue l'une de l'autre. La Force les visitoit deux fois le jour, mesmes couchoit en une grande maison qui estoit à quatre-vingts pas de la contrescarpe. Il fut donc résolu d'emporter la maison, que ceux de la ville avoient délibéré de brûler,

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