‹ Histoire universelle (volume 3)Chapitre 166 sur 224 · Du pays de Valence, dans le Dauphiné; Blacons rappelait · texte numérisé non relu

Du pays de Valence, dans le Dauphiné; Blacons rappelait

soient que l'Assemblée du cercle, l'armée, composée de six mille hommes et de huit canons, se placea dans les villages plus proches de Pouzin et au bout du pont, surtout aux avenues de Languedoc et Vivarez, ce qui ne put empescher quelques capitaines Reformez, entre

ceux là *, d'y mener des hommes et mesme Blacons

d'y entrer au plus fort du siège.

L'artillerie arrivée, la batterie fut placée sur une coline que ceux de la ville avoient fait contenance de défendre, pour le commandement à plomb qu'elle avoit sur eux. En peu de temps, il y eut bresche, qui fut trouvée raisonnable par ceux qui n'aloient pas à l'assaut; mais la dispute fut changée en une gaye résolution, sur le rapport qui fut fait que la duchesse s'estoit avancée sur la grève avec espoir et désir de voir un assaut, au beau temps qu'il faisoit. Aussi s'estoitelle fait conduire en lieu à propos, accompagnée du comte de la Suze, encores prisonnier.

La Grange, avec son régiment, eut la pointe de l'assaut, où il fut fort rudement receu, ses meilleurs hommes mis hors de combat, et lui aussi, non sans reproches et blasphèmes contre le Connestable qui les envoioit, comme ils disoient, à la boucherie, et les trahissoit, aiant encor le cœur huguenot. Sur la retraitte de La Grange, le comte de Talard prend sa place, qui trois fois se vid maitre de la muraille. Mais ceux du dedans aiant fait sortir six-vingts hommes dedans le fossé, donnèrent à lui de telle résolution qu'il lui fust

que ces places, étant de Languedoc, ne dépendaient pas de Lesdiguières.

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