‹ Histoire universelle (volume 3)Chapitre 38 sur 224 · Louis de Bourbon-Soissons, grand maître de France depuis · texte numérisé non relu

Louis de Bourbon-Soissons, grand maître de France depuis

2. Henri de Lorraine, duc de Mayenne ou du Maine, grand chambellan de France, était gouverneur de Guyenne.

3. Jean-Louis de Nogaret de la Valette, duc d'Épernon (1554- 1642), colonel général de l'infanterie française.

4. Ces trois personnages étaient les chefs du parti de la reine mère. Depuis la défaite de leur armée aux Ponts-de-Cé, ils avaient perdu tout espoir de renverser le favori du roi, Luynes.

5. Jean de Jaucourt, seigneur de Villarnoul, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, conseiller d'État, était le gendre de Duplessis-Mornay, gouverneur de Saumur.

6. Louis de Briançon, seigneur de la Saludie, était gentilhomme de la chambre et capitaine de cavalerie.

ses forces pour en faire raport et les trouva à quatorze mille hommes, sans le regimen de Duras qui n'estoit pas joint. Tout cela estant abandonné, le duc s'en ala avec huit chevaux de poste, comme condamné et incertain de sa vie, jusques à Vivonne1, aiant escrit au duc de Luines sans réponse. Mais Saludie le retrouva là et luy donna asseurance d'estre bien venu. Le mesme, estant envoie vers La Force en Béarn, avoit en main les promesses de la mareschaussée pour luy et pourleducd'Espernon, portoit en l'autre la commission de marcher avec forces dans le Béarn, qui luy fut une très joyeuse nouvelle et marque de pardon. Voilà sur quelles gens le parti de la Reine Mère estoit appuyé.

Le duc de Luines et les ministres d'Estat qui estoient à sa dévotion n'avoient pas perdu temps depuis l'assemblée de Saumur2 à corrompre presque tous les gouverneurs particuliers des places de seureté. En Anjou, l'exemple et les raisons du Plessis-Mornai3 furent puissantes, aiant de long temps pratiqué le gré de s'opposer à l'assemblée, luy espérant et faisant espérer qu'après l'exemple de l'obéissance il seroit remis et confirmé en son gouvernement.

Le duc de Sulli se fit fort pour tout le Poitou4, aiant

1. Ch.-l. de cant. de l'arr. de Poitiers (Vienne), à quatre lieues au sud de cette ville.

2. En 1611. La question y avait été posée pour le parti protestant de renoncer à quelques places de sûreté. D'Aubigné s'y était opposé.

3. Philippe de Mornay, seigneur du Plessis-Marly (1549- 1623), avait été nommé par Henri IV gouverneur de Saumur en 1587.

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