‹ Histoire universelle (volume 3)Chapitre 80 sur 224 · Sur le cadet de Briquemaut et sa famille, voir t. IX · texte numérisé non relu

Sur le cadet de Briquemaut et sa famille, voir t. IX

De raesme estoffe et presque en mesme temps estaient les affaires de son cousin germain, le duc de la Trimouille, lequel, ayant accepté le gouvernement de Xaintonge pour le parti réformé, avoit donné asseurance de ses places et particulièrement de Taillebourg avant que le Roi marchât au siège de Saint-Jean. Tous les doutes qui retardoient Sa Majesté lurent vuidez par l'asseurance de Taillebourg, laquelle pourtant on voulut tenir secrète pour quelques jours, afin que La Trimouille, avant qu'estre décrié et décrédité en son parti, pust aller à Pons, comme gouverneur de Xaintonge, et y autoriser les ménagers de la défection. Mais le peuple courageux aiant rendu ce voiage vain, La Trimouille se vint déclarer au service du Roi et fut veu au siège de Saint-Jean par ceux qui sortirent au parlement.

Gomme il estoit encor à traiter de ses satisfactions, on lui dit qu'il fist venir le Piessis, commandant à Taillebourg; cestui-ci arrivé se voulant mettre sur le discours, un mareschal de camp le prit par la main et lui dit : « Le Roi me vient de commander de l'aller loger à Taillebourg, il faut que vous veniez nous y guider, que vous envoyiez quelque homme avertir et que vous demeuriez avec nous. » Il n'eut plus de subterfuge, ni de lieu de se repentir, et ainsi ce marché fut à la discrétion du Roi.

Quant à Pons, comme ils eurent sceu les démarches de leur gouverneur, la Noblesse qui y estoit assemblée en grand nombre envoia demander à l'Assemblée un gouverneur; le vicomte de Chasteauneuf1 leur fut

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