‹ Histoire universelle (volume 5)Chapitre 111 sur 317 · Garzigliana, dans la province de Pignerol · texte numérisé non relu

Garzigliana, dans la province de Pignerol

4. Louis de Marcei-Blayn, s. du Poet, Bary, Mornans et autres lieux, lieutenant général au marquisat de Saluce^ en 1593, tué en duel par Gouvemet en 1598. — Ou bien Louis de Marcel, neveu et héritier du précédent, capitaine de cinquante hommes d'armes (Roman).

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80D régiment de cavalerie, vid comment quelques lances voulurent gagner ces avanturiers. Gela lui donna moyen, à pareil avantage, de donner aux lanciers, ausquels il passa sur le ventre et prit prisonnier La Mante S qui les commandoit. Lies arquebusiers françois, commandez de gagner le village, se mirent au pays plus descouvert à la poursuite et donnèrent occasion à une troupe de cavaliers savoyars de leur faire assez rudement gagner le bord du ruisseau. Et, sur cette retraite, Son Altesse fit refaire une diarge en faveur de son infanterie, mais Lesdiguières recongna tout ce qui s'estoit avancé, leur fit gagner le village et les morts par ses gens de pied.

Le duc s'estant retiré à ses avantages, il falut retourner au siège de Gavours, où il y eut de la frayeur, sur ce que, voyant revenir les troupes^ ils creurent qu'ils retournoyent de présenter une bataille refusée par le duc, et là-dessus escoutèrent à parlementer. Mais, s'estans r'asseUrez, il fallut travailler à ce siège à bon escient. Entr*autres choses, on monta des pièces à force de bras et à cabestans sur une roche hors d'apparence. Il falut couvrir les denteleures des rochers de ponts et arrester Tartillerie pendante avec d'estranges moyens^ pour faire reprendre les cabestans. En fin, ces pièces furent 1 logées au premier de décembre, qui bâtirent une

j traverse qu'on avoit fait à l'entrée du chasteau.

1. Le chevalier de la Mante, capitaine de chevau-légero (De Thou, Uv. GUI).

2. Établissement de rartiilerie sous les murs de Gavours, 26 novembre 1592.

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Deux jours après. Son Altesse conduisit, jusques par deçà Yigon, cent cinquante hommes choisis. Espagnols ou Milanois, pour jetter dans la place, avec chascun quinze livres de farine; cela passa sans estre descouvert. Mais, comme ils furent à une poincte de roc, qu'ils estimoyent leur dernière difficulté, ils crièrent, de gayeté de coeur. Vive Espagne. Et lors les corps de garde françois, s'entresecourans, les mesurent, en tuèrent sur la place soixante-six et prirent vingt-deux prisonniers ; entre ceux-là, deux capitaines fort estimez. U s'en sauva quelques-uns dans la montagne, et huict ou dix qui gagnèrent le fossé de la ville et ne servirent rien qu à porter mauvaises nouvelles, sur lesquelles Hiérosme de Versel*, gouverneur de Gavours, demanda à parlementer, et parmi cela courtoisie pour enterrer les morts du secours, ce qui leur fut accordé.

La reddition de la place fut plus tardive de beaucoup, pour la jalousie qui estoit entre Versel, gouverneur de la ville, et le comte de Lusarne^, qui l'estoit du chasteau, pource que le Savoyard voulut contraindre l'Espagnol d'en ouvrir les premiers propos. Tout fut en fin conclud le cinquiesme de décembre et en sortirent le lendemain, bien conduits jusques à la veuë de Vigon, où estoit le duc^.

De mesme temps, le marquis de Tréfort^ surprit

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