‹ Histoire universelle (volume 5)Chapitre 187 sur 317 · LIVRE QUATORZIÂMfi, GHAP. XXVm · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIÂMfi, GHAP. XXVm

gnols oe qu'ils avoyent sur le Rhin, ils accompagnèrent leur dessein de trois cent cinquante vaisseaux. Et, pource que Alpen^ se trouvoit premièrement en leur chemin, ils l'emportèrent par capitulation, faite à la veuë du canon, le huictiesme d'aoust. Le mesme jour, l'armée de terre investit Rimberck^. Les navires, arrivez le lendemain, saisirent tous ceux qui estoyent devant la ville, et une petite isle au milieu du Rhin, où il fut. dressé une batterie; laquelle, secondée de celle des navires, ruina, en peu de temps, une grosse tour du logis de l'évesque, qui commandoit sur l'eau. A la mi-aoust, les approches et plates-formes pour trente-six canons estads prestes, la bresche se fit de là à deux jours. Mais, avant qu'elle ftist en estât d'assaut, ceux de dedans, n'ayans monstre aucunes gaillardises par sorties et ne s'estans deffendus qu'à coups de canon, receurent la capitulation, aussi tost qu'on la leur présenta, avec toutes sortes de courtoisies et seuretez. Le capitaine Snater, qui commandoit dedans, fiit depuis mal traité des Espagnols; lui s'excusant sur la frayeur de ses soldats et eux sur la sienne. Les paroles de deffi qu'il avoit envoyé au prince le déshonorèrent encor plus.

L'archevesque de Goulongne envoya demander Rimberck pour en faire une place neutre, mais il fut refusé et reproché d'avoir mal usé au passé de tels présens.

Il y avoit un fort sur le Rhin, basti par Camille

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