Chapitre XYIII
De VOcddent.
De la tragédie de ce roi, vrai ou faux, nous arrivons par Tordre accoustumé à en voir un autre en Espagne, que nous déduirons, non suivant les mémoires, que la haine espagnole peut avoir produits, mais sur ce qu'un secrétaire de l'ambassadeur en a dépesché à un des principaux conseillers de ce royaume.
C'est qu'en l'an 1598, trois mois après la paix qui clost le livre précédent, c le prince d'Espagne^ estant allé à Madrit aux festes et esbatemens (j'use des termes de l'escrit) qui s'y faisoyent au jour qu'on célébroit la feste de Sainct-Jean-BapUste^, le roi son père n'y fut pas, pource qu'alors il estoit malade de la goutte, qui l'avoit saisi aux deux mains. Son Altesse, revenant de ces jeux et tournois, faisoit rapport à son père des comédies et galanteries qui s'y