LIVRE QUniZIÈlIE, OHAP. XIX
BlaQcart se defifendit tant qu'il oe resta que huit soldats, presque tous blessez, lesquels, s'estans préparez à faire tout sauter, se démeslèreut et amenèrent leur chef mourir à Flessingue, où il fut enterré honorablement ^
Le conseil que les Estats avoyent establi près de Son Altesse, comme Tarmée passoit aux canonnades de Bruges, voulut essayer ce que pourroyent des lettres envoyées aux principales villes pour les convier à se joindre à eux pour le bien du païs. Mais le peu d'apparence qu'il y avoit à la subsistence des Estats en Flandre, et la diligence qui se faisoit de tous costez pour joindre les forces auprès l'archiduc, fit qu'au contraire Bruges, qui n'avoit point soufiTert de garnison, en demanda. Le prince ayant fait quitter Gudembourg^ et plusieurs petits forts par le païs, entre ceux-là Snaeskerque et Bredène, où il demeura quatre canons, l'armée se prépara pour assiéger les ports d'Albert- Isabelle et Grotendost. Le premier, après une légère baterie, se rendit, comme aussi le fort de Dam. Moyennant quoi commença le siège de Nieuport, au commencement duquel il y eut un opiniastré combat entre les galères de l'Ësduse et l'amiral Wormont^, où les galères, ayant fait leur entreprise sur un calme, furent menées rudement et perdirent beaucoup d'hommes parce que le vent se leva. Il y arriva qu'un forçat turc, ayant sa chaîne
i. Ces événements arrivèrent au mois de juin i600 (De Tiiou,
Uv. cxxrv).