Breauté sortit du Mont Sainte-Gertrude le 5 février i
5. Gérard et Antoine Abraham, dits Lekkerbitken. Il s'agit ici du premier.
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homme, vint au secours. Mais les Walons, ayans tous des esooupettes, outre les pistolets, firent leur seconde charge, à laquelle les François, n'ayans que Fespée, furent renversez, et Breauté, abandoné d'une partie des siens, fut prisonnier ; et Grobbendonk, sachant la mort des deux frères, le fit tuer de sang-froid. Ce gentilhonmie fut regretté du prince Maurice, qui avoit fait son pouvoir pour le destoumer de ce combat à cause de Timparité^
La Hollande estant désormais en repos du costé de Gueldre, le mal que les Provinces-Unies recevoyent des vaisseaux longs de TEscluse et des ronds de Donkerke leur fit résoudre de porter la guerre en Flandres. Pour passer Farmée en un moment, les Ëstats mirent ensemble deux mil huit cents vaisseaux de toute sorte. L'armée, ayant longtemps rade devant Rameken, aborda le jour d'après à l'endroit du fort de Philippine, où les Espagnols se rendirent d'effroi au comte Ernest de Nassau', qui menoit l'avant-garde. Le reste de l'armée ayant mis pied à terre et laissé derrière les forts de Patience et d'Yssanick, marche vers Assenède, qui capitula à armes et bagage. Et de là l'armée s'avança jusques à une lieuë de Bruges^. Cependant, les galères prirent sur la queue de l'armée vingt vaisseaux de charge. Parmi ceux-là, le navire du capitaine
1. Le récit de ce duel et des circonstances qui Tout motivé a été diversement rapporté par les historiens du temps (De Thon, liv. GXXIV). Les détails du duel, avec notes à Tappui, ont été donnés par Monpleinchamp dans son Hist. de l'archidue Albert, p. 202 et sniv.
2. Ërnest-Gaaimir, comte de Nassau-Oietz, né le 22 août 1573, tué à l'attaque de Ruremonde le 5 juin 1632, s'empara du fort de Philippine le 22 ou le 23 juin 1600.