LIVRE QUINZIÈME, OHAP. XIX
 la bataille estoyent trois bataillons, Tun de Walons, mené par La Burlote, l'autre Âlonzo d'Âvila, l'autre par Barthoc, Ânglois ; à gauche et au bas des sables marehoyent, deux gros de cavalerie, où estoyent Joan di Prade et Yespasanio Masio; à Tarrière-garde y avoit un seul grand bataillon, la pluspart de Flamens, auquel commandoit le comte de Bucquoi^ . Ce qui fit ranger la cavallerie au bas des sables fut que la mer,' lors croisant, leur osta le large et donna moyen aux navires des Estats d'incommoder les bataillons, qui estoyent le plus près de la rive, par leurs canonnades.
L'avant-garde des Estats, menée par le comte Louis, avoit à sa teste les Anglois, commandez par les deux frères Yeers^, qui faisoyent comme divers bataillons; et, un peu plus en arrière, le régiment de Frise et celui des François. Quelques-uns y mettent les Suisses, et n'y a nul consentement entre les tableaux et les histoires; peut-estre qu'à la seconde façon, quelques chefs de ce païs-là satisferont à mes demandes et à leur honneur. Il conste^ que cette infanterie estoit soustenue d'un escadron de la compagnie des comtes Louis et Ernest; celle du prince, commandée par Gand ; celle du comte Henri, menée par le capitaine Bernard, et celle de Batembourg. Tout cela à l'aile droite de l'avant-garde. Â l'autre main e^yent les deux Bax avec leurs cornettes, et celles de La Sale, de Pamier, du comte de Hohenloo, commandée par Stridthorst, le comte estant demeuré en Gueldre avec
i. Charles de Longueval, comte de Bucquoy.