La suite du chapitre manque à l'édition'de
2. Les registres du parlement de Bordeaux, analysés par Boscheron des Portes {Hist. du parlement de Bordeaux, t. I, p. 241) et par Gauffreteau (Chronique bordelaise, 1. 1, p. 170), nous apprennent que l'on exigeait une rétractation des huguenots bordelais qui voulaient sauver leur vie, mais d'Aubigné est le seul historien qui nous ait transmis le texte de cet acte. (A conférer avec la Forme d'abjuration d'hérésie et confession de foy que doivent faire les desvoyés de la foy, prétendans estre receus en l'esglise, imprimée dans les Mémoire* de l'estatde France soua Charles IX, 1578, 1. 1, î. 424 v°.)
134 HISTOIRE UNIVEKSELLE.
lières, existentes de la divine essence avec une propriété incommunicable, dont le Père est vrai Dieu de soi et par soi et n'est pas le Fils ni le S. Esprit; et le Fils est vrai Dieu par soi et non de soi, car il est éternellement engendré de l'essence du Père, lumière de lumière, combien qu'il ne soit ni le Père ni le S. Esprit. Le S. Esprit est Dieu par soi, procédant du Père et du Fils, Dieu de Dieu, combien qu'il ne soit ni le Père ni le Fils. Et pource j'invoque ensemble les trois personnes comme n'estans qu'un seul Dieu. Et je les invoque aussi une chacune distinctement, estant vrai Dieu par soi, c'est à dire, ayant en soi l'essence divine, avec une propriété personnelle ou incommunicable.
2. Je croi nostre Dieu estre omnipotent; sur quoi je fonde ma foi, selon la saincte parole baillée tant par escrit que de vive voix, comme dit S. Paul. J'entens que l'omnipotence est infiniment plus grande, que ne puis exprimer ni comprendre.
3. Au contraire, je croi que Dieu veut tout ce qu'il dit et qu'il peut tout ce qu'il veut, voire et beaucoup de choses qu'il ne veut pas, et fait les choses simplement comme il les dit, quelque difficulté ou impossibilité qui y apparoisse.
4. Je croi Dieu très bon et juste, et par ce, les péchez qui adviennent ne sont de son décret et ordonnance.
5. Je croi en Nostre -Seigneur Jésus Christ, Fils unique de Dieu, coessentiel au Père et au S. Esprit1.
1. Var. de l'édit. de 1616 : « ... Saint-Esprit, incarné de la substance de la perpétuelle vierge Marie, par l'ouvrage du Saint- Esprit. »