‹ Histoire universelleChapitre 145 sur 332 · LIVRE SECOND, CHAP. VII · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND, CHAP. VII

firent une response de mespris et de résolution à la mort.

Les catholiques séparés envoyèrent vers le légat, duquel ils ne receurent qu'injures et menaces de faire mourir femmes et enfans.

Milon, ayant fait donner l'escalade par 1 00,000 pèlerins, emporte la ville. Tout le clergé qui s'estoit retiré dans la grand' église de S. Nazari sortirent, estimans la furie passée, avec ornements, croix et bannières, chantans le Te Deum laudamus , en allégresse des Albigeois extirpés. Les pèlerins, se souvenans du commandement de Milon, les mirent tous en pièces, s'exerçans à qui mieux couperoit les testes, les jambes et les bras1.

L'armée, de là, marche à Garcassone, fortifiée de nouveaux croisés, asçavoir l'archevesque de Bourdeaux et les évesques de Limoges, d'Agen, Cahors et Bazaz2, et puis les troupes de Querci conduites par les comtes de Dunois et de Turenne3 et d'autres. L'armée fit reveue de 300,000 hommes à ceste fois.

Elle attaqua dès son arrivée le bourg de Carcassonne et emporta d'effort ledit bourg, mettant tout à

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