‹ Histoire universelleChapitre 181 sur 332 · LIVRE SECOND, CHAP. X · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND, CHAP. X

Un nommé Séraphin et quatre autres demeurans à Langres, d'où ils furent menez et bruslez à Paris, en admirable constance de leur part, au commencement de Tan 1547. Peu de temps après, furent bruslez à Langres Jean Taffignon et Jeanne Sejournan, sa femme, Simon Mareschal et Jeanne Bailli, sa femme, qui dit à son mari à la mort : « Mon mari, c'est à ceste heure « que nostre mariage s'accomplit avec Christ. » Puis, Guillaume Michaut, Jaques Boulereau et Jaques Bretenai. De mesme temps, Jean l'Anglois, advocat àBeims, Léonard du Pré, Limosin, et Jean Brugère, Auvergnat. Puis, au Pays bas, un nommé Miquelot, un païsan à Zirixée, en Zélande, un cordonnier nommé Martin à Ypre, en Flandres, la dame du Bigarden et son fils à Wilvorde4, en Brabant.

1548. A l'entrée de l'autre an, furent bruslés à Bourges Jean Michel2 et un escholier de nom inconu. A Angers, François Fardeau, Simon le Boyer, Jean de la Vignolle, Denis Saureau, Guillaume de Beu. Ceste année eut encores Sanctin Nivet, de Meaux en Brie, et Octavian Blondel, lapidaire.

1549. En Haynaut, un maistre Nicolas, homme de sçavoir, et sa femme Barbe, Augustin et sa femme Marie3, Hubert Buarré, en Bourgongne, et Estiene Peloquin, à Blois, commencèrent l'an quarante neuf, auquel le Boi Henri second fit son entrée à Paris. Il eut

1. Var. de l'édit. de 1616 : « et son fils, Wilworde, en Bra-

bant. Tout cela mourut en l'an 47. »

2. Jeao Michel avait été bénédictin et avait jeté le froc vers 1534 (Grespin, p. 179).

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