Var. de l'édit. de 1616 : « femme Marie, morts en Hay
îiiiut ; Hubert »
envie d'ouir parler quelque prisonnier pour la religion. Aucuns courtisans prièrent qu'on choisist quelque docte homme; mais, au contraire, on lui mena un petit cousturier duquel ils ne pouvoyent espérer qu'ignorance. Ce petit homme estonna l'évesque Castellan4, qui l'interroguoit, fit un affront à Diane de Poictiers, qui y poursuivoit contre eux à cause des confiscations, lui reprochant sa vie2. Le Roi, de ce despit, le voulut voir mourir. On dit que ce patient, ayant descouvert la Majesté à une fenestre, y planta des regards, desquels le Roi, estant effrayé, jura de n'en voir plus mourir aucun. Les magnificences de son entrée furent parées de la mort de Léonard Galimard et de Florent Venot, lequel fut six sepmaines prisonnier dans un engin de bois pointu par le bas, que les questionnaires appellent chausse d'hypocras. On pensoit qu'il ne pourroit vivre en ceste posture. Il servit de spectacle comme les autres à l'entrée du Roi.
Il ne reste pour fin de l'année3 que M. Florent Venot, Léonard Galimar, Anne Audebert et Claude Thierri. Ceste femme discourut, comme on lalioitsur le poteau, sur la ceinture de ses nopces et son mariage avec Christ.
1550. Deux Italiens, l'un nommé Dominique de la Maison Blanche, l'autre Fanino, furent exécutés, le premier à Plaisance, l'autre à Ferrare. Ce dernier,
1. Pierre du Ghastel, ou Ghastelain, eu latin Castellanus, évêque de Màcon et plus tard d'Orléans, mourut le 4 juillet 1549. Il a laissé une Oraison funèbre de François 1er, publiée en latin et en français chez Estienne, 1547, in-4° et in-8°.
2. En 1549. Voir Grespin, p. 184, ou YHist. ecclés. de T. de Bèze, 1881, t. I", p. 45.