LIVRE SECOND, CHAP. X
notables; puis, Nicolas du Chesne, Champenois, et Claude de la Canesière. L'année se ferme par Pomponius Alger, docteur napolitain, que le pape demanda aux Vénitiens pour le faire brusler à petit feu à Rome1 . Nous commencerons l'an 1 556 par les Anglois, desquels la roine Marie nous donne foison ceste année, asçavoir Jean Philpot, fils d'un chevalier d'Angleterre, lui docteur, Thomas Cranmer2, Thomas Witle, Thomas Broun, Jean Want, Jeanne Laschefort, Barthélemi Grene, Jean Tuston, Jean Went, Agnès Fauster, Jean Lowmas, Anne Albrycht, Jeanne Soalle, Jeanne Pointer, Agnès Snode, Anne Poten, la femme de Michel, Jacques Abs, Jean Anmon, Jean Ross, Alile Spenser, Barthélemi Grene. Encor la fin du règne de Marie emporta, en la ville de Salisbury, un nommé Spicer, Maundrelle et Coderle. A Cambridge, Jean Hoyliarde, ministre. A Rochestre, Hirth Poole et Jeanne Besche. A Londres, Guillaume Leache, Guillaume Aherar, ministre, Jean Clément, Catherine Hurth, Jeanne Horle, jeune fille. A Glocestre, Christophle Lister, ministre, Jean Maze, Richard Michold, Jean Spenser, Jean Hamond, Simon Joiianne, deux aveugles, l'un nommé Thomas et l'autre Huprise Croker, Hugues Laverok,
1. Claude de la Canesière, arrêté au mois de mai 1555, lut mis à mort" au commencement de l'année 1556. — Pomponius Algier fut supplicié à Rome vers le mois de juillet 1555.
2. Thomas Cramner, premier archevêque anglican de Cantorbéry, né le 2 juillet 1489 à Astacton, dans le comté de Nottingham, chapelain de Henri VIII, archevêque de Cantorbéry à la mort de Guillaume de Warham. Il continua le divorce de ce monarque et se maria lui-même avec la nièce du ministre Osiander, à Nuremberg. Après l'avènement de Marie ïudor, il fut emprisonné à Oxford et brûlé comme hérétique le 21 mars 1556.
paralitique. A Bekels et Montpollus, Jean Dami et une Spensere. A Douvres, Thomas Harlaut, Jean Hosvuald, Thomas Redde, Thomas Abinthon, Thomas Hoode, Thomas Mylez, ces derniers ministres, un serviteur de marchant et un cordonnier bruslés à petit feu4 . A Strofords, Henri Abinthon, Rodolphe Jacson, Guillaume Holivet, Thomas Bouèr, Laurent Parmen, Léon Goyxe, Henri Wye, Jean Dorphal, J. Rothe, Edmond Wist, Georges Scarles, Élizabeth Papper et Agnès Georges ; ces trois bruslés ensemble. A Nubrie, Jean Guines, Asken et Julius Palmer. A Brenestad, Thomas d'Ingard, Jean Forman et leur mère, puis, en divers lieux, une femme aveugle, un tisseran, Thomas Davendal, un cordonnier et un conroyeur, Nicolas Holden, gantier, Jean Horne et une femme avec lui, Jean Glareke, Gustonne Stenden, la femme de Paul Kains, Guillaume Fosten ; ces quatre morts de faim au chasteau de Cantorbie, et trois autres au mesme lieu et de mesme façon, ausquels nous adjoustons treize martyrs qui signèrent ensemble une confession pour laquelle ils moururent ensemble. Myon de Goixe, hermite, Henriette Wie, Henriette Adlington, Rodulphe Jacson, Jean Dorepall, Edmunde Hurst, Jean Rothe, Georges Scarles, Laurent Parmen, Thomas Bower, Willan Holiwel, Élizabeth Popper; ceux-là furent bruslés en la ville de Londres.
Du Pays Bas, nous avons Laurens, de Bruxelles, Jean Fasseau, Adrian de Lophsen, bruslé à petit feu, Julian de l'espée d'arme, Robert Ognyer2 et sa femme, Bau-
1. Les personnages dont les noms suivent sont désignés sous le nom des Treize martyrs anglais (Crespin, p. 401).