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Chapitre XII

De la Mercuriale et ce qui en suivit.

Nous avons dit que le prétexte de presser la paix entre les rois estoit le dessein d'exstirper les hérétiques, comme ils disoyent1. Ceste besongne fut tracée principalement par deux mouvements. Le premier et plus grand desquels estoit la duchesse de Valentinois2, qui possédoit le cœur et l'amour du Roi. Geste-ci, ayant le don de toutes les confiscations des hérétiques, possédoit avec le prince presque tous les grands, les Seaux3 et le Conseil et, partant, estoit puissante de faire expédier les criminels ou par jussions à la cour, ou par commissaires ou prévosts, ou autres voyes

1. Les deux rois de France et d'Espagne ne prenaient aucun engagement relatif à la religion nouvelle, mais ils se promettaient de favoriser le concile de Trente {Préambule du traité de Cateau-Cambrésis).

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