‹ Histoire universelleChapitre 201 sur 332 · LIVRE SECOND, CHAP. XII · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND, CHAP. XII

en ceste assemblée, non attendu) désignèrent à l'œil les fauteurs des hérétiques, afin que, par la punition des pluseslevés, le peuple receust un chastimentefficaeieux. Ceste mercuriale estant ordonnée aux Augustins, le Roi s'y trouva, acompagné des princes de Bourbon1, du duc de Guise, du connestable et de deux cardinaux2. Ce fut là que les conseillers, qui voulurent garder quelques marques de l'authorité et liberté ancienne, parlèrent hardiment des corruptions de leurs églises, du besoin de réformation, et, après s'estre estendus sur telles narrations, conclurent qu'il falpit adoucir les poursuites contre les réformés en attendant un concile libre, que ceux de Constance et de Basle ordonnoyent de dix en dix ans. De ceste opinion furent le président Ferrier3, les sieurs de Foix4, de Fumée5, du

ainsi nommée parce qu'elle se tenait un mercredi. L'ordonnance de Villers-Gotterets (1539) prescrivait, dans son article 130, que les mercuriales auraient lieu tous les mois. Plus tard, elles furent espacées de six mois en six mois et enfin d'année en année.

1. Les princes de Bourbon qui accompagnaient le roi étaient, d'après La Place, le duc de Montpensier et le prince de la Rochesur- Yon {Estât de la religion et république, édit. Buchon, p. 13).

Page 1