‹ Histoire universelleChapitre 214 sur 332 · Catherine de Médicis · texte numérisé non relu

Catherine de Médicis

4. Cette anecdote est rapportée par La Planche (p. 206). Malgré cette autorité, elle est révoquée en doute par de Thou et par le Père Giïffet {Preuves de l'histoire, in- 12, 1770, p. 269).

5. Il se retira, dit La Planche (p. 206), « avec telle suite que « celle du roy sembloit petite auprès de ceste-cy. » — Sic, La Place, Estât de religion et république, édit. Buchon, p. 26.

6. Condé ne fut pas dépêché en Espagne, mais à Gand, pour apporter à Philippe II la ratification du traité de Cateau-Cambrésis {Négociations sous François II, p. 61, 76, 80, 83 et 86).

7. Le prince de la Roche-sur-Yon fut envoyé à Philippe II au mois de novembre 1559 pour lui apporter le collier de l'ordre Saint-Michel. L'instruction qui lui fut confiée est conservée en copie du temps dans le f. fr., vol. 10207, f. 71.

finances, ordonna mille beaux escus au prince de Condé pour son voyage, qui ne fut pas une des moindres offenses à ce prince pauvre et courageux. Le Roi de Navarre vint en cour. Aucun des princes, bien que ce fust la coustume, n'alla au devant de lui ; il ne reçoit point le premier logis, et trouva qu'on avoit emmené le Roi à la chasse d'un autre costé * . La Roine, par l'instigation de ceux de Guise, despesche vers le Roi d'Espagne pour le prier de se rendre comme tuteur de ce jeune Roi, son voisin et allié; ce que ce Roi habile print au bond. Et ne demeura guères, sous ombre d'escrire des lettres de menaces à ceux qui vouloyent troubler la France, d'envoyer des braveries à la France mesme. Ce qui fit en peu de temps retourner le Roi de Navarre en Réarn2. La Roine de Navarre se voulut servir de ceste peur pour, sous ombre de venir adoucir le Roi d'Espagne, présenter3 à son mari quelque chose de plus généreux. Le Roi se faisant sacrer à Reims4, le duc de Guise, familiarisant encor avec l'admirai de Ghastillon5, lui rapporta que le prince de Gondé ne s'estoit pas conduit comme son ami pour le gouvernement de Picar-

1. Ce récit est tiré de La Planche, mais il est en contradiction avec une lettre des ambassadeurs vénitiens, Gapello et Michieli (Dépêches vénit., filza 3, f. 222, copies de la Bibl. nat.).

2. Le roi de Navarre fut chargé de conduire la princesse Elisabeth aux frontières d'Espagne. Il partit de Blois le 18 novembre 1559, remit la nouvelle reine aux députés de Philippe II, le 1er janvier 1560, et se retira en Béarn. Ce voyage est raconté dans Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret, t. II, p. 63 et suiv.

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