‹ Histoire universelleChapitre 225 sur 332 · l'ar le même arrêt, Louis du Faur fut suspendu pendant · texte numérisé non relu

l'ar le même arrêt, Louis du Faur fut suspendu pendant

mais eschappé par opiniastreté, authorité, faveur, entr'autres du président de Thou, qui fit casser l'arrest. On donna Fumée1 à la dame de Soubise2; on garda Ferrier3 à cause de son sçavoir. Il fut depuis ambassadeur, et les autres eurent charge honorable. Quelques uns ont pensé que la mort du président Minard, tué, quelques jours devant, d'un coup de pistolet auprès du Palais4, avoit appris aux juges les plus rigoureux à mettre de l'eau dans leur vin. Stuart5, parent de la Royne d'Escosse, fut soupçonné

cinq ans de son office de conseiller, condamné à une amende de quatre cents livres parisis et à la rétractation, et finalement relaxé (Mémoires de Condé, t. I, p. 264).

1. Le conseiller Antoine Fumée fut acquitté vers le même temps (Mémoires de Condé, t. I, p. 265), mais expulsé de Paris le 8 mai suivant par ordre du maréchal de Thermes (ibid., p. 28).

2. Antoinette Bouchard d'Aubeterre, sœur de François Bouchard d'Aubeterre, seigneur de Saint-Martin-de-la-Goudre, en Saintonge, un des héros de la prise d'armes des réformés en 1562, et femme de Jean Parthenay l'Archevêque, seigneur de Soubise, l'auteur des intéressants Mémoires publiés en 1879 par M. Jules Bonnet.

3. Arnauld du Ferrier, président aux enquêtes, avait échappé à l'arrestation par la fuite (De Thou, 1740, t. II, p. 671).

4. Le jour de la condamnation à mort d'Anne du Bourg, le 12 décembre, Antoine Mynard, vice-président de la grand'chambre, l'un des juges, fut attaqué rue Vieille-du-Temple, au sortir du palais, par un cavalier et tué d'un coup de pistolet à bout portant. Une lettre de Groisettes au cardinal de Lorraine, du 13 décembre, raconte ce crime avec plus de précision que les documents imprimés (F. fr., vol. 6626, f. 19).

5. Robert Stuart se disait parent de la reine qui refusait de le reconnaître. Ghantonay prétend qu'il appartenait à la maison du prince de Gondé (Lettre de Ghantonay au cardinal Granvelle, en date du 8 mars ; recueil conservé aux archives de Bruxelles, f. 48 v°). On dit que ce fut lui qui, à la bataille de Saint-Denis, tira le coup de pistolet dont fut blessé à mort le connétable de Montmorency. A la bataille de Jarnac , il fut fait prisonnier par les catholiques et tué à coups de dague.

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