‹ Histoire universelleChapitre 232 sur 332 · LIVRE SECOND, CHAP. XVII · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND, CHAP. XVII

quels partiroit le jeune Maligni avec 60 choisis pour, ayant laissé leurs chevaux dedans les roches, estre semez par les petits cabarets.

Le lieutenant de S. Cire, avec trente autres, devoit couler le premier dans le chasteau, et le jeune Maligni les soustenir. Dès la veille de l'exécution, Renaudie, Gastelnau, Masères et autres principaux chefs dévoient loger à Noisé4, et le lendemain, par petites trouppes, venir succéder à ce qu'auroient faict les premiers. De ceux-là, les uns avoient charge de se saisir des Lorrains, les autres de ceux du Conseil, les autres de demeurer aux portes. Cela faict, monstrer un signal du haut du chasteau pour faire donner par le parc les forces embusquées dans la forest2.

Le jour devant l'exécution, le capitaine Linières3, un des conjurez, estonné des difficultez, descouvrit toutes ces choses à la Roine. Sur son advis, le duc de Guise envoyé battre l'estrade vers la Fredonnière 4, qui estoit le premier rendé-vous à l'entreprise de Rlois. Ces estradiots lui amenèrent prisonniers trente ou quarante de ceux qui commençoient à se desbander. Aussitost il despesche le bastard de Sanserre5

1. Le château de Noisay (Indre-et-Loire) appartenait à la femme du seigneur de Raunay, l'un des conjurés (Brantôme, t. III, p. 182, note).

Page 1