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Les citoyens, les habitants de la cité

4. Le Théophile était un mémoire manuscrit signé du nom de Théophile et qui avait pour auteur un ministre de Tours, nommé Claude Albiac. De Thou a parlé de cette pièce (liv. XXV).

demment. Geste lecture en fit redoubler plusieurs autres, notamment contre ceux de Guise1. Le Mez en lut pendu à Paris2. Durant le supplice, un Normand voulut remonstrer à la populace l'iniquité d'un tel jugement, qui l'en accabla de coups ; et le falut pendre, pour la contenter, le lendemain, en mesme lieu3.

Le prince de Gondé se desrobe de la cour, sur le point que ceux de Guise et de Montmorenci reprindrent leurs inimitiés par la dispute de Danmartin4. Le prince

1. D'Aubigné fait ici allusion au Tigre. — Vers le milieu de l'année 1560, fut publié à Paris, contre le cardinal de Lorraine, un pamphlet aussi violent qu'éloquent, ÏÉpistre envoyée au Tigre de la France. L'auteur du Manuel du libraire, M. Brunet, qui en possédait le seul exemplaire alors connu, avait toujours refusé de le communiquer. Après sa mort, le volume fut acheté par la ville de Paris et réimprimé avec quelques pièces justificatives et une traduction en vers déjà connue, par les soins de M. Read, en 1875. Depuis 1875, on en a trouvé deux autres exemplaires, l'un à Strasbourg, l'autre en Angleterre. Ce dernier est entré à la Bibliothèque nationale.

2. Il faut lire Lhommet et non le Mez. — Au bruit que fit la publication de VÉpistre envoyée au Tigre de la France, les amis des Guises firent arrêter un pauvre libraire de la rue du Mûrier, Martin Lhommet, chez qui on avait trouvé un exemplaire de ce livre. Soumis à la torture, le libraire refusa d'avouer le nom de l'auteur, que peut-être il ne connaissait pas, et fut condamné à mort (13 juillet 1560). M. Read a prouvé que François Hotman était l'auteur de cette catilinaire (le Tigre de 1560, 1875).

3. Pendant que les sergents de justice conduisaient Martin Lhommet au supplice (15 juillet), au milieu des cris de fureur de la foule, un marchand de Rouen, qui passait par hasard, eut l'imprudence de prononcer tout haut quelques paroles de pitié pour ce malheureux. Aussitôt les fanatiques se retournèrent contre lui et le jetèrent en prison. Le lendemain il fut exécuté sur la place Maubert. La Planche a donné des détails sur cette affaire (édit. Mennechet, p. 175).

4. En 1560, il y avait eu procès au sujet du comté de Dammartin entre le connétable de Montmorency, qui l'avait acheté de

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