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LIVRE SECOND, CHAP. XIX

ment au concile national4. Quand ce fut aux advis, l'admirai adjousta pour sa requeste qu'il la feroit signer par 50,000 hommes, demanda le concile, les Estats libres, et de rendre la cour seure aux princes du sang et officiers de la couronne. Le duc de Guise s'opposa au conseil de l'admirai, se rapportant des Estats à la volonté du Roi. Le cardinal plaida contre la religion réformée, consentant à la tenue des Estats2. Son advis fut suivi par la troupe des chevaliers de l'ordre. Le Roi et la Roine sa mère remercient la compagnie, et protestent se tenir à leurs advis3. Enfin, l'ordonnance fut faicte pour convoquer les Estats à Meaux4 et le concile national, en cas que l'œcuménique fust trop retardé par le pape ; cependant les prisonniers pour la religion soyent eslargis, sauf ceux qui avoyent esté trouvés en armes ; tous les gouverneurs et lieutenants du Roi envoyés à leur département avec les compagnies de gend'armes pour empescher les eslévations5.

Au sortir de cette assemblée, la Sague, chargé de

1. Charles de Marillac, archevêque de Vienne. Son discours est imprimé par La Planche (édit. Menrechet, p. 237).

2. Les avis de l'amiral de Goligny, comme membre du conseil privé, du duc de Guise, en réponse aux conseils de l'amiral, et du cardinal de Lorraine sont résumés par La Planche (p. 251 et 252).

3. Le lendemain de la dissolution de l'assemblée de Fontainebleau, le roi arrêta de convoquer les états généraux pour le 10 décembre (Négoc. sous François H, de Louis Paris, p. 481). L'édit de convocation fut daté du 31 août [Ibid., p. 486).

4. Les états généraux, convoqués à Meaux, furent transférés, par contre-ordre du roi, en date du 11 novembre 1500, à Orléans pour le 10 décembre. Les lettres du roi sont conservées en copie dans le vol. 252 des Ve de Golbert.

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