‹ Histoire universelleChapitre 253 sur 332 · Vaison et Malaucènc (Vaucluse · texte numérisé non relu

Vaison et Malaucènc (Vaucluse

Malaussene, et puis vouloit attaquer Vezon; mais il faillit. L'évesque de Béziers1, lors en Avignon, amusa Montbrun d'un traicté2, et cependant fit prendre des réformés. Les députés estans retenus pour en respondre, les voilà aux termes de discord. Gondrin aiant reçeu les forces de Maugiron, 12i,000 escus d'Avignon, quelques pièces de Grenoble, et les légionnaires de la province, se rend à Bolennes3 avec 4,000 hommes de pied et 500 chevaux. Là, après plusieurs escarmouches, toutes avantageuses pour Montbrun, il falut encor parlementer et conclurre à la réduction4 des prisonniers d'une part et d'autre, et mesmes la simplicité des ministres fit accorder, sur l'offre de quitter le royaulme ou la religion, que Montbrun sortiroit le premier en leur donnant quelque temps pour faire leurs affaires. Mais, contre la foi publique donnée, les prestres esmeurent les gens de guerre à tuer les soldats de Montbrun, au prix qu'ils se retiroyent. Gela le fit remettre sur ses armes, prendre Orpierre5, renvoyer la garnison nouvelle-

1. Jacques-Marie Sala, évêque de Viviers, en 1560, et non pas de Béziers, se trouvait alors à Avignon en qualité de vicaire du cardinal Alexandre Farnèse, vice-légat de ce pays (De Thou, 1740, t. II, p. 815).

2. De Thou relate une conférence de Montbrun avec l'évêque de Viviers. Mais cette entrevue n'aboutit pas; l'évêque de Viviers fit arrêter quelques gens du parti de Montbrun, entre autres Guillotin, auquel il ne voulut point rendre la liberté (De Thou, t. II, p. 814).

3. Bollène, à sept lieues de Malaucène (voyez de Thou, t. II, p. 815).

Page 1