‹ Histoire universelleChapitre 26 sur 332 · Henri VII, roi d'Angleterre en 1485, mort en · texte numérisé non relu

Henri VII, roi d'Angleterre en 1485, mort en

i. En 1512, pendant la guerre de Louis XII et des Anglais, Ferdinand Le Catholique déclara la guerre à la France ci demanda i :i

France pour emporter Pampclone et ce qui en dépendoit, il renvoya les Anglois pour n'avoir ces fascheux compagnons de conqueste ; et, pour bien récompenser Louys XII, roi de France, de ce qu'il avoit abandonné Jean d'Albret, qui s'estoit ruiné pour le respect de la France, il se fit compagnon des François à la conqueste de Naples1 et partagea comme le lion avec l'asne. Nous avons encor à dire que Charles Quint, neveu2 de Ferdinand et son successeur, qui avoit esté esieu roi des Romains par la recommandation de Maximilian premier3, appelle roi catholique, trouva le roi François4 plus sensible que Louys. Car, aux premiers traictez d'entr'eux, il mit en avant la restitution de la Navarre à Jean d'Albret; ce qu'estant trop différé, et Charles estant allé aux affaires d'Allemagne et d'Italie, le roi fit attaquer la Navarre,

à Jean d'Albret l'autorisation de traverser ses États avec son armée. Jean d'Albret, allié fidèle de la France, refusa. Le duc d'Albe mit alors le siège devant Pampehme, au nom d'une prétendue bulle de Jules II, et prit la ville après trois jours d'attaque. La bulle de Jules II était un document supposé. La restitution de1 la Navarre espagnole devint, depuis 1512 jusqu'à la mort d'Antoine de Bourbon, le rêve de la maison d'Albret, et donna lieu à de longues négociations que nous avons essayé d'exposer dans Le mariage de Jeanne d'Albret et dans Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret. Les événements de 1512 ont été racontés, au point de vue français, dans les Mémoires sur la Navarre de G-alland, au point de vue espagnol, dans YHistoria de la conquista de Navarra de Gorrea, 1513, in-fol.

1. Traité de Grenade, 11 novembre 1500, entre Louis XII, Ferdinand le Catholique et Isabelle de Gastille, imprimé par Dumont, Corps diplomatique, t. III, partie II, p. 444.

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