LIVRE SECOND, CHAP. XXV
ménique l . Le chancelier s'oppose à cette invention de différer, impugnant le pouvoir du légat. Mais ceux de Guise, ses parents2, firent passer outre, et le chancelier mit au bas de sa rescription : « Moi n'y consen- « tant. » Cet Italien3, quoiqu'il ouist les pages et laquais crier au renard, quelques mottes jettées à son porte croix, avec autres affronts, ne laissa de conduire ses affaires au dommage des réformez, comme il y paroistra*.
La duchesse de Montpensier, qui s'estoit fort employée contre sa réception, mourut sur ce poinct5, se déclarant à la mort de la religion réformée 6, assistée par le ministre Malo7. Desjà, sous les sauf-conduicts du Roi, estoyent arrivés, tant ministres que docteurs des réformés, Théodore de Bèze8, Pierre
1. Ce fut l'occasion de l'envoi à la cour de France du cardinal de Ferrare Hippolyte d'Esté, comme légat. Il arriva le 19 septembre à Saint-Germain (Lettre de Ghantonay du 21 septembre ; Arch. nat., K. 1495, n° 70).
2. Le duc de Guise était beau-frère du cardinal de Ferrare par son mariage avec Anne d'Esté.