‹ Histoire universelleChapitre 287 sur 332 · Proposer, mettre en avant · texte numérisé non relu

Proposer, mettre en avant

de la France, à cause du discord en la religion, elle l'exhorte d'y remédier promptement, pource que le crédit de plusieurs de la noblesse et des principaux officiers de justice est tel que plusieurs se joignent à eux si unanimement, que de jour à autre ils croissent et sont redoubtés partout; que pourtant, par un rare don de Dieu, ne se trouvent entre eux nuls anabaptistes, libertins et sectateurs de pareilles opinions monstrueuses, ni gens qui contredisent aux douze articles de la foy, ni à l'interprétation que les vil conciles œcuméniques en ont faicte. Par ainsi, que plusieurs, affectionnés à l'union catholique, trouvoyent expédient que les susnommés, quoique discordans en d'autres articles, fussent admis à la communion de l'Église. Que cela se pourroit faire sans trouble, et seroit un acheminement de la réunion de l'Église latine et grecque. Que les gens de biens espéroyent que les débats appaisés par tel moyen, Dieu, qui assiste tousjours aux siens, un jour, après avoir escarté les ténèbres, leur rendroit la lumière de vérité. Si cet ad vis n'agréoit, et qu'il falust attendre secours d'un concile général en patientant, puisque la nécessité pressoit et le délay paroissoit périlleux, il convenoit se servir de remèdes particuliers, à l'aide desquels on rapelast les désunis, et maintinst-on en l'union ceux qui ne s'en estoyent pas encor séparés. Pour appaiser et ramener les premiers, estoit bon leur faire faire remonstrances, assembler gens doctes et d'esprit, amis de la paix, qui conférassent souvent et doucement ensemble pour l'un et l'autre parti ; que les évesques et autres ecclésiastiques fussent soigneux de prescher la parole de Dieu, inciter le peuple à

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