‹ Histoire universelleChapitre 300 sur 332 · Jean de la Gerda, duc de Medina-Celi, vice-roi de Sicile · texte numérisé non relu

Jean de la Gerda, duc de Medina-Celi, vice-roi de Sicile

4. Jean Parizot de la Valette, né en 1494, gouverneur de Tripoli sous le grand maître d'Omèdes, en 1537, succéda comme grand maître à Claude de la Sangle, le 21 août 1557, et mourut à Malte le 21 août 1568.

la mort du Roi de France leur apportast quelque nouveauté. Enfin, le rendez-vous de toutes les bandes fut à Messine au mois d'octobre, asçavoir trente cinq enseignes espagnoles sous la charge de Sandeo1, trente cinq italiennes sous André Gonsague, quatorze de lansquenets et deux de François. Tout cela faisoit trente mille hommes, qui eurent, pour s'embarquer, que naux que galères communes 54, et vaisseaux ronds 42; cela fourni par le pape, le duc de Florence et par le grand maistre, qui y employa 400 chevaliers et 600 arquebusiers bien choisis.

Le vice-Roi, ayant vivres pour 4 mois, appareilla le dernier d'octobre et fut contrainct de relascher en Sicile jusques au commencement de décembre. De là, il envoyé deux frégates, desquelles l'une fut prise par Dragut, lors commendant à Tripoli. Ce vieil corsaire, ayant appris des nouvelles de ses ennemis à leurs despens, n'oublia rien à fortifier et munir sa ville, et aussi d'advertir Soliman pour se préparer à leur secours. Il a voit par menées chassé du gouvernement de Tripoli Morataha 2 et gaigné Zerbi sur un seigneur particulier que les Arabes appellent Xechez3, nommé Soliman4, l'ayant convié et estranglé quand il lui eut rendu la ville. Le mesme Dragut avoit offensé le Roi de

1. Don Alvaro di Sande, capitaine au service de l'empereur, en Italie et dans les Pays-Bas, mourut gouverneur d'Oran, dans un âge fort avancé. Brantôme a écrit sa vie (t. I, p. 326).

2. Tripoli avait été pris neuf ans auparavant par Dragut, alors que Morataha, seigneur de Tesciara, en était gouverneur (De Thou, 1740, t. H, p. 348).

3. Xechez, dit de Thou, surnom que les Arabes donnent aux princes dont les États sont trop bornés pour mériter le titre de rois (1740, t. II, p. 848).

4. Soliman, petit-fils de Soliman II, seigneur de l'île de Gelves.

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