ÉDICT DE JANVIER
Charles, par la grâce de Dieu Roi de France, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. On sçait assez quels troubles et séditions se sont despieçà et de jour en jour suscitées, accreues et augmentées en ce royaume par la malice du temps et de la diversité des opinions qui régnent en la religion, et, quelque remède que nos prédécesseurs ayent tenté pour y pourvoir, tant par la rigueur, sévérité des punitions que par douceur, selon leur acçoustumée et naturelle bénignité et clémence, la chose a pénétré si avant en nostredict royaume et dedans les esprits d'une partie de nos subjects, de tous sexes, Estats, qualitez et conditions, que nous nous sommes trouvez bien empeschez, à nostre nouvel advènement à cette couronne, d'adviser et résoudre des moyens que nous aurions à suivre pour y apporter quelque bonne et salutaire provision. Et de faict, après avoir longuement et meurement consulté de cest affaire avec la Roine, nostre très honorée et très amée dame et mère, nostre très cher et très amé oncle, le Roi de Navarre, nostre lieutenant général et représentant nostre personne par tout nostre royaume et pais, et autres princes de nostre sang, et gens de nostre conseil privé, nous aurions fait assembler en nostre cour de Parlement, à Paris, nostredict oncle, princes de nostre sang, pairs de France et autres
tain nombre de documents nouveaux dans Antoine de Bourbon et Jehanne d'Albret, t. IV, p. 19 et suiv.