‹ Histoire universelleChapitre 328 sur 332 · Copie du temps; coll. Dupuy, vol. 744, f · texte numérisé non relu

Copie du temps; coll. Dupuy, vol. 744, f

2. Lettre de La Popelinière au roi de Navarre du 3 juin (1581), datée de la Rochelle (Minute avec corrections autographes; coll. Dupuy, vol. 744, f. 240). Le même jour, La Popelinière écrivit dans le même sens au prince de Gondé (ibid., f. 242) et à Hurozrus Berziau, seigneur de la Marsilière, alors secrétaire du roi de Navarre (ibid., f. 244).

3. Le synode avait choisi Odet de Nort comme président. Voir les actes de cotte assemblée dans le tome X de la France protestante de Haag, p. 178. Arcère se trompe en disant que La Popelinière fut condamné le 28 juin; la condamnation est du 9 juillet (flist. de la Rochelle, t. II, p. 51).

i. La Popelinière dit que le synode y consacra « une seule après dinée, voire deux heures » (Lettre autographe sans adresse ;

« édicts du Roy, ayant veu un certain livre intitulé Y Histoire de a France, imprimé en cestc dicte ville, sur les plainctes que en « estoyent faictes de plusieurs endroicts de ce royaume, et ayant « congneu les procédures faictes par Je consistoire de ceste « Église sur ledict livre, a trouvé que en beaucoup d'endroicts « il parle fort irrévéramment et irreligieusement des choses « sainctes et qu'il contient plusieurs choses vaines, prophanes, « pleines de faussetés, mensonges et calomnies au préjudice de « la vérité de Dieu, désavantage et déshonneur de la saine doc- « trine et religion réformée et au diffame de plusieurs gens de « bien, vivans et décédés; et, partant, a jugé que toutes les « églises en doivent estre adverties, afin de s'en donner garde « et de supprimer led. livre autant qu'en elles sera ; et, par « mesme jugement, a déclaré l'autheur dud. livre, s'il se dict « des nostres, indigne d'estre recogneu de la communion des « saincts et d'estre admis à la participation des sacremens, « jusques à ce qu'il ayt recogneu sa faute et réparé par moyens « convenables le scandale qu'il a donné aux églises1. »

La Popelinière avait été obligé de se rendre à Paris pour suivre un procès en instance devant le parlement. A l'annonce de sa condamnation, il demanda au consistoire de La Rochelle de remettre l'examen de son livre à l'église de Paris, ce qui lui fut refusé. Il proposa alors à ses accusateurs de désigner des docteurs, à nombre égal de part et d'autre, jurant de se soumettre à l'arrêt 2. Odet de Nort répondit en raillant que La Popelinière « vouloit vider les affaires de l'Église, comme les « marchands, par arbitrages3. »

coll. Dupuy, vol. 744, f. 263). Le travail de critique avait probablement été préparé d'avance, car Arcère déclare avoir vu, dans la bibliothèque des prêtres de l'Oratoire, à La Rochelle, le premier volume, corrigé par ordre du consistoire, de YHist. de France de La Popelinière. Il publie même ces corrections {Histoire de la Rochelle, t. II, p. 595). Il n'y a pas une seule rectification de faits.

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