‹ Histoire universelleChapitre 329 sur 332 · Copie du temps; coll. Dupuy, vol. 744, f · texte numérisé non relu

Copie du temps; coll. Dupuy, vol. 744, f

2. Lettre de La Popelinière du 10 août (1581) (autog.; coll. Dupuy, vol. 744, f. 256).

3. Lettre de La Popelinière (Minute autog. sans date ni adresse ; coll. Dupuy, vol. 744, f. 263).

Cependant Chassincourt, représentant du roi de Navarre à la cour de France, et Montigny, ministre de l'église de Paris, avaient pris le parti de l'accusé. Celui-ci objectait que tout historien peut tomber dans l'erreur, et que de Bèze lui-même en avait commis 79, d'après l'examen d'un seul docteur A. On lui reprochait la divulgation de quelques rapines qu'il attribuait à François de la Noue2; il produisit un ordre, signé de ce capitaine, qui justifiait ses critiques3. Le 4 0 août, il présenta sa défense au roi de Navarre4. Sa lettre fut vivement appuyée par Duplessis Mornay. Il s'adressa aussi au prince de Condé5. Le prince était si vivement irrité que La Popelinière n'avait pas osé revenir à Saint- Jean-d'Angely6. Le Béarnais, mieux informé, promit de pardonner à La Popelinière, à la condition de se soumettre à l'arrêt du synode et de faire ressortir, dans une nouvelle édition, l'illégitimité des prétentions de la maison de Guise à la couronne de France et l'atrocité du massacre de la Saint-Barthélémy 7.

L'affaire traîna longtemps, probablement par suite de l'absence de La Popelinière, et le parti huguenot garda ses soupçons sur son premier historien. Simon Goulard écrivit à Fauteur qu'il n'avait pas eu le temps de lire son livre, réponse prudente qui semble cacher une arrière-pensée8. D'Aubigné lui conseilla de rectifier lui-même ses récits et l'invita à venir au-devant du roi

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