Marquis de Malespina
5. Le s. d'Alava, d'après de Thou. D'Aubigné et Brantôme écrivent d'Albe (IV, 173).
6. Le comte Caraffa, neveu du pape Paul IV, fut tué dans ce duel par Moncha (Brantôme, IV, 173).
7. Ce combat est raconté par Brantôme, t. IV, p. 173. M. Lalanne a publié à la fin du même volume (p. 407) une relation espagnole due à Diego de Fuentès. Les deux récits offrent d'assez graves différences que Brantôme a signalées, p. 174. D'Aubigné a suivi la version de de Thou (t. II, p. 338).
8. Gollini, famille florentine, qui a plus tard donné naissance à des savants.
9. Orsini, famille vénitienne, célèbre dans les guerres d'Italie par sa rivalité avec la famille Golonna. Plusieurs branches de cette maison, fixées à l'étranger, ont porté le nom de des Ursins.
10. Le titre de prince de Melphe appartenait à la maison de Garacciolo, dont le chef, Joan Garacciolo, avait été, en 1544 et r»ir>, maréchal de France et gouverneur du Piémont (voyez les Commentaires de Monluc, t. I, p. 326, note).
principaux. Ces familles esmeues coururent au secours de l'empereur, par le commandement duquel le duc d'Àlveet les Florentins blocquèrent Rome4.
Le pape pressé envoya le cardinal Carafïe au roi, et par lui l'espée sacrée, le conjurant à la défense de l'Église, comme son fils aisné. Or, pour ce que le traicté de la paix estoit fort avancé et tresves accordées, les advis furent divers à la cour ; et ceux de Mommoranci et l'admirai de Ghastillon insistoient à garder la foi à l'empereur, disans là dessus ce qui se peut dire de la foi publique. Ceux de Lorraine2 au contraire prétendoyent cause de rupture, et poussoyent à la deffence du pape, avec les spécieuses raisons de cette puissance qui peut disposer de tout serment. Ceux-ci gagnèrent. Et fut despesché le duc de Guise avec une armée de 16,000 hommes3; et cependant fut mandé à Pierre Strossi, maréchal de France (par la mort de celui de Sedan4), qu'il se jettast dans Rome.
i. Le duc d'Albe, à la tête d'une armée espagnole, s'approcha de la ville de Rome en août 1556. Le 26, il tenta un assaut qui échoua (de Thou, t. II, p. 487). Pendant toute la durée de la campagne, il n'eut d'autres succès que des succès de pillage. Cette guerre est racontée par Biaise de Monluc dans ses Commentaires (t. II, p. 162 et suiv.).
2. Les mots ceux de Lorraine désignent les seigneurs de la maison de Guise.
3. L'expédition du duc de Guise en Italie avait pour but principal de conquérir le royaume de Naples dont le pape avait promis l'investiture à un des fils de Henri II. Guise partit au commencement de 1557. Une copie de l'état de son armée est conservée dans le f. fr., vol. 3125, fol. 85. Il arriva à Rome le 4 mars 1557 {Mémoires de Ribier, t. II, p. 678). Voyez sur cette campagne les Mémoires-journaux du duc de Guise dans la collection Michaud, p. 326 et suiv.