Au mois de septembre
4. Ali-ben-Bubcar, l'un des gouverneurs du royaume. D'Aubigné .i puis»' son récit dans de Tliou (t. II, p. 546).
gea de la mort de ses enfans d'une gentille invention. Elle persuada à son frère que l'ambition de Halis osteroit à ses enfans la succession du règne s'il estoit mort. Abdala au contraire disputoit pour la fidélité de Halis ; elle lui fit faire le mort, et, auprès du corps enseveli après plusieurs regrets, elle met Halis en propos de faire recognoistre son nepveu pour roi. Halis ayant respondu que les affaires du royaume n'estoyent pas viande d'enfant, et qu'il leur faloit un homme entier, à ces mots l'enseveli se lève, Halis s'enfuit et est pris déguisé en femme, puis tué. Le roi, ayant fait mourir son nepveu, fils d'Abdel Gader1, demeura paisible possesseur de 14 provinces d'Affrique, qui est la partie occidentale et septentrionale.
Encor les rois de Fez et de Marroche ont par fois troublé les parties orientales de l'Affrique, jusques à un Zacharie, qui se fit appeller roi d'Affrique, ce que sa race ne maintint pas. Du règne de ceux-là les vicissitudes tombèrent au temps où commence nostre histoire au règne de Mahomet Muley Hacis2. Ce Muley, selon l'estrange coustume de ses prédécesseurs, lesquels, en quatre cents ans, avoyent changé de 35 rois, presque tous assassinez par leurs pères, frères ou fils, après avoir massacré tous ses frères, fut chassé par son filsHanis3, qui lui creva les yeux. C'est lui qui vint trouver l'empereur à Ausbourg4, d'où il fut renvoyé avec promesses de secours5. De ce temps estoit admirai pour