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LIVRE PREMIER, CHAP. XVII

en Bretagne et recevoyent aumosne et secours des juges ausquels ils présentoyent leur procès.

Quant à Villegagnon, après avoir changé de religion, pour se rendre plus recommandable, il voulut contraindre tout le reste de changer comme lui, en chassa les uns qui furent nourris par les sauvages, en fit mourir les autres par diverses sortes de morts, la plus part précipités des rochers qui regardoyent vers la France dans la mer, dont il y a histoire particulière. Toutes choses commencèrent à lui succéder mal. Et puis, se voyant les Portugais sur les bras, qui, joints aux Margajats, les venoyent attaquer, il quitta sa conqueste sans embarquer l'artillerie, laissant parmi les sauvages ceux des siens qui avoyent eschappé la persécution ; desquels qui purent endurer une rude nourriture se retirèrent finalement en France par le secours de quelque navire marchand, venant de la Chine, dont nous parlerons ci après, mais peu et obscurément (estant ce royaume deffendu aux estrangers) et du Jappon, comme d'un discours sur la loi des Jésuites.

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