‹ Histoire universelle, ancienne et moderne (volume 3)Chapitre 15 sur 45 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Allégresse publique, à la nouvelle de la prise de Constantinople.

— Présentation des ornemens impériaux de Baudouin à Michel

Paléologue Tristesse et prédiction de Tornice. — Entrée de

Michel dans Constantinople. — Bdcompens* de Stratégopul. — Second couronnement de Michel. — Ses actes de barbarie. — Supplice , captivité et mort du jeune Lascaris. — Fermeté du patriarche Arsène. — Son anathème contre Michel. — Défaite et captivité de Stratégopnl «fi Epke. — Son échange contre Anne, sœur de Mainiroi , roi de Sicile. —-Guerre entre Villefiardouin et Michel. — Défaite, captivité et mort de Ville-

' Hardouin. — - Succès de Jean Paléologue en Epîre. — Alliance de Constantin Tech et du sultan dleône contre Michel. — La déposition d'Arsène cause un schisme. — Alliance de l'em~ pereur avec le khan des Tartares et le sultan d'Egypte. — Milice de chrétiens , sous le nom de Mamelucs. — Conjuration contre Michel. — Conquête de la Sicile par lé frère de saint Louis. — Croisade et mort de saint Louis. ~ Révolte d'un neveu de l'empereur. — Marche de Jean Paléologue contre Jui. — Ses premiers succès. — Sa défaite et sa fuite. — Ses nouveaux succès.

— Sa punition volontaire. — Mariage d'Andronic avec la fHfe du roi de itongrie. — Son association au tréne et son couronnement. — Moit du frère de l'empereur: ->Mo*t de Baudouin.

— Mort du patriarche Arsène — Réunion des Grecs à l'Eglise romaine. — Lear déclaration dans le concile de Lyon. — Déposition du patriarche Joseph. — Révolution en Bulgarie.

— Echec de Charles d'Anjou. — Les Vêpres siciliennes. — Mort de 8000 Français. — Mort de l'empereur.

JEAN LASGARIS III , MICHEL PALEO- LOGUE et ANDRONIC son fils.

(An 1261.) Aiiégres» Dès qu'on eut vu fuir les Latins , on s'empressa

publique , à. % #

ia nouvelle (J e toutes parts, a lenvi, de porter dans Nym- ^ " lan " phée cette grande nouvelle. Un Grec plus prompt, devançant tous les autres, descend chez Eulogie, sœur de l'empereur , et lui raconte l'attaque , la prise de Constantinople, ainsi que la fuite de Baudouin; elle court en instruire son frère. Michel traite ce récit d'imposture j il ne peut croire qu'une ville si forte , si grande , si populeuse , défendue par tant de braves chevaliers > ait cédé aux efforts d'un corps si faible, et que huit cents hommes > envoyés par lui en reconnaissance , aient pu renverser l'empire des Latins.

Le courrier n'avait point de lettres de Stratégopul; Michel le fait mettre aux fers, lui promet une

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magnifique récompense s'il a dit la vérité, et le menace de la mort si son récit n'est qu'une fable. Cependant, de moment en moment, la nouvelle P"»nta-

{ion dot w-

se confirme ; enfin un messager apporte des dé* ■»«• î«peches officielles, et présente à Temjweur la cou- SjJJnSÎ ronne , le manteau et les ornemens de Baudouin. Uo>0 c M » Alors à rétonnement succède une joie universelle; plus le triomphe était inattendu , plus il excite les transports de la cour, des grands , du peuple et de l'armée.

Au milieu de l'allégresse publique, Tornice Truies seul, vieillard vénérable, se tait, soupire ettiondcTorpleure ; on s'étonne de sa tristesse. « Je vois , dit- » il , dans cet événement qui vous charme , le » terme de vos travaux, et celui de votre gloire ; » le séjour de la capitale, son luxe , ses plaisirs » corrompront l'empereur , amolliront nos guérie riers ; un lâche repos remplacera votre hono- » rable activité , les Turcs s'empareront .des mon- » tagnes ; je prévois qu'ils se rendront maîtres » de Constantinople.

» Tel est le funeste sort des empires ! tous les *> biens leur viennent des champs ; ils portent » dans la ville la richesse , la splendeur ; en re- » tour , elle ne répand sur eux que des vices et » des calamités. »

: On écoutait avec dédain ces réflexions chagrines ; le temps ne justifia que trop promptement

Jï> HISTOIRE

cette triste pré die lion. La vanité est incrédule, et

la raison est prophétique.

Mkhd d⣠Michel , maître de l'empire par un caprice de

uopfe* 1 " 1 la fortune f entra solennellement dans la capitale

conquise; mais, attribuant sa délivrance à un

miracle , il se fit précéder dans sa marche par

l'imagerie la Vierge, que saint Luc , disait-on ,

avait peinte ; et % loin de se montrer en triomphe,

. il traversa la ville pieds nus et sans porter aucun

des ornemens impériaux.

Les peuples d'Europe étaient alors simples et grossiers ; leurs seules voluptés étaient les festins et les combats* Les Grecs , en rentrant dans leurs palais > forent surpris autant que choqués de leur dégradation et dé leur saleté; partout ils voyaient les traces de la barbarie remplaçant la civilisation.

La fuite des Latins fit dans l'empire une révolution totale ; chacun reprit les maisons , les biens , les terres qu'il avait perdus. Cependant on garda dans la ville un grand nombre de commerçans vénitiens > génois et pisans } ils y restèrent prèsqu'en corps de nation y protégés , les premiers par un bayle , les autres par des consuls. Mais ils furent soumis à une sévère surveillance»

On craignait une prochaine attaque des Francs ; l'empereur se hâta d'armer des flottes , d'augmenter &en armée , de réparer les fortifications de la ville* Inquiet dçs murmures du clergé , il rappela

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le -patriarche Arsène , déposé précédemment par Récom-

pense ne

lui , et , pour récompenser dignement l'heureuse atraté fi o P ui témérité du César Stratégopul , il lui permit de porter toute sa vie une couronné de pierreries , et son nom Ait joint à celui de l'empereur dans les prièrea publiques»

Le patriarche couronna une seconde fois Michel; JjJJÎ,^". mais déjà les faveurs de la fortune et la coupe de *• Mldlfl * la gloire, avaient enivré l'empereur de leurs poisons; on dirait que plus les bomraçs. s'élèvent, plus ils s'éloignent de la vertu.

Michel, devenu ingrat et barbare, fit brukr J£ r ££ # lçs yeux du jeune empereur Lascaris , qui fut en- •gjjy^ fermé dan» le château de Dacybîzde , et y termina "^ **^ ses jours. Cet acte de cruauté indigna le peuple , carU mais la douleur publique fut réduite au silence ; on punissait le plus léger murmure comme crime de lèse-majesté. Le barbare Michel fit couper le nez d'un jeune Grec , nommé Hoiobole , compagnon d'enfance de Lascaris , et qui avait laissé éclater imprudemment sa juste douleur.

Au milieu de là stupeur publique, le patriarche p ^**tc U Arsène montre seul un ferme courage ; il eonvo- A " cne que les évêques. « Puisque les princes, leur dit- » il , puisque les magistrats , les citoyens , les » soldats ne remplissent point leur devoir , faites » le vôtre , et vengez votre empereur. »

Le pontife parle en vain j chacun , glacé de

crainte , baisse les yeux et se tait, ce Personne ^ » reprit alors le patriarche , n'ose donc accomplir » le serment qu'il a fait ; eh bien , je saurai seul » m'affranchir du parjure, et je lèverai sur la tête » du coupable le seul glaive que Jésus-Christ y> m'ait donné pour séparer le juste de l'injuste. »

%hi™™ôn- Aussitôt il prononce d'une voix forte l'excommu-

uu MkhtL dation <j e l'empereur.

Michel , déjà vaincu par sa conscience y se sou* met humblement à Fanathème , supplie en vain Arsène de le réconcilier avec le ciel ; il offre dedéposer la couronne à ses pieds , mais l'audacieux pontife étend la main pour la prendre * I/empereur se retire irrité y et envoie des ambassadeurs au pape Urbain IV, pour déférer à son arbitrage ses droits , ceux de Baudouin , et la longue querelle des églises latine et grecque^

La conquête de Constantinople n'avait délivrél'empire grec que d'une faible partie des périls auxquels il était exposé; pendant un demi-siècle le règne des princes latins lui avait fait de profondes plaies qu'il était impossible de guérir.

On voyait en Asie une foule de seigneurs devenus maîtres des villes et oppresseurs des peuples ; les côtes du Pont-Euxin étaient soumises à l'empereur de Trébisonde ; l'Epire appartenait à un despote puissant ; les princes d'Achaïe , de Thessalie y les ducs d'Athènes et de Corinthe se parta-

OU BAJS-EMP1RE. j5

geaient la Grèce ; le système féodal i contagieux pour les grands , avait changé les mœurs et le sort des peuples. Le trésor ne trouvait plus de ressources } l'armée se recrutait difficilement , le service militaire n'était plus régulier ; on n'apercevait plus de traces de la tactique , de la discipline romaine; l'empire enfin n'était plus qu'un colosse brisé ; la division de ses ennemis retardait seule sa ruine.

Le premier soin de l'empereur fut d'envoyer Défait* « une armée en Epire ; Stratégoptd la comman- sî! aîl^poi dait : la fortune l'abandonna , il fut battu et pris. Le despote le livra au roi de Sicile Mainfroi son gendre.

Anne , sœur de ce monarque , et veuve de sonéchmg»

A contreAnno

Vatace 7 était alors captive de Paléologue j elle gj^jj avait inspiré à ce prince un violent amour. Michel, w>>a«siciie. qui ne savait plus mettre de frein à ses passions , voidaif l'épouser et se séparer de sa femme Théodora , quoiqu'elle fût mère de sept enfàns ; mais il trouva encore cette fois dans la fermeté du patriarche un obstacle qu'il ne put vaincre. Arsène s'opposa au divorce , et Michel , condamné à la sagesse , se vit obligé de renvoyer Anne en Sicile ; en échange on lui rendit Stratégopul.

Dans ce temps les habitans des montagnes de Nicée se révoltèrent; un corps de troupes, envoyé en Asie, comprima et punit les rebelles.

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Cependant Baudouin, qui savait mieux solliciter que régner , parcourait l'Europe et invoquait la protection de tous loi princes. Urbain IV les pressait d'entreprendre une nouvelle croisade; saint Louis > éclairé par l'expérience? ne répondit à ces instances que par des promesses vague*. Guerre Les Vénitiens se montraient plus ardens z ils

entre Ville- . . r . 7

Hardomo et armaient leurs vaisseaux* et les chargeaient de

Michel. # . G

troupes. Ville -Hardouin, prince d'Âchaie, cédant à leurs prières et à celles du pape , déclara la guerre aux Grecs. Macrène, grand chambellan, envoyé pour le combattre , remporta contre lui plusieurs avantages ; mais ses services ne kri attirèrent qu'une disgrâce* '

Michel , gâté par la fortune / exigeait des conquêtes , et regardait un Jàikle succès comme une défaite; ses négociations lurent plus heureuses que ses armes. 11 promit au pape de reconnaître son autorité ; le pontife , satisfait de sa soumission , ' abandonna la querelle de Baudouin , et défendit aux Vénitiens , ainsi qu'au prince d'Acbaïe , de continuer la guerre que lui-même avait excitée *.

Venise , accoutumée à l'indépendance > désobéit aux ordres du pape* Gilbert Dandolo , avec trente-deux batimens , défit quarante-deux vaisseaux grecs et génois. Grimaldi, voulant réparer

* An 1263.

cet échec , fut encore battu ; enfin une victoire pins décisive, remportée par les Vénitiens à Trapano sur les Génois, cbassâ ceux-ci de la mer. Paléologue rompit son alliance avec Gènes , et conclut avec Venise une trêve de cinq ans.

Le prince d'Àchaïe, ViBe - Hardouin , privé Défaite, d'appui % vit tomber sur lui tout le poids et tous "£* <£ va! les malheurs de la guerre j Michel le battit , le dou». " prit et l'enferma dans une prison où il mourut ; sa fifie épousa dans la suite le second fils de Charles d'Anjou , roi de Sicile, qui hérita ainsi de ses prétentions sur f Àchaïe.

Lç prince ïexa Paléologue , frère de Tempe- succé» reur, guerrier habile et brave, ravagea l'Epure ; i*>iogûo lu h despote, vaincu deux fois, se soumit, mourut, %i "' et , avant d'expirer , envoya son fils en otage à Constasïtinople. L'empereur, suivant l'usage établi par les Latins, donna aux enfans de ce prince des titres et des fiefe,

La Bulgarie était toujours gouvernée par Tu- ahu*» surpateur Constantin Tech. Le roi Mvses, dé- *n *>** et

* J ta sultan

trôné par lui , avait reçu en dédommagement, de ^JJSJJ" l'empereur, Mésembrie comme gouvernement, et la Troade comme apanage. Tech, excité à la guerre par sa femme , sœur de l'infortuné Lascaris, s'arma contre Michel , et s'empara de Mésembrie , que lui livra l'ingrat et lâche Mysès. Un autre traître, le sultan d'Icône, réfugié à

Constantinople , détermitfa , par ses intrigues secrètes , les Tartares à joindre leurs forces à celles

Echec de du roi de Bulgarie. L'empereur , ignorant le com* plot, et trompé par la feinte amitié du* sultan , se vit attaqué à l'improviste , battu et au moment d'être pris : n ayant pu emporter son trésor , il l'enterra près de la côte, et, quelque temps ap* ès^ sa flotte vint l'enlever,

ta a^po- . Assailli par tant d'ennemis extérieurs , il avait

rition d'Ar- x -, 1 • i • • a

s«ne cause encore a combattre un adversaire plus opiniâtre qu'eux tous , c'était Arsène j cet indomptable prêtre refusait constamment de l'absoudre. Las de son obstination , il gagna quelques évêquës , convoqua un concile , et fit déposer le patriarche. La vertu d'Arsène, et surtout sa fermeté, lui avaient donné beaucoup de partisans; ils lui restèrent fidèles ; sa déposition produisit un schisme , et les Arséniées formèrent long-temps dans l'Eglise et dans l'Etat un parti dangereux.

rtM iU w* L'empereur, entouré de barbares belliqueux , SwTaiureî employait habilement tous ses soins à les diviser, $2mfc^ et, pour se donner un appui contre les Bulgares + il conclut une alliance avec Nogaya,, khan des Tartares , et avec le sultan d'Egypte : la. crainte des Latins l'emportait alors sur la religion j les Milice de Grecs haïssaient plus les catholiques que les mu-

chrétiens, * * x

^ U8 ^" 0m sulmans. La puissance du syltand Egypte deluca. venait de plus en plus formidable ; il avait formé

une milice d'élite, composée de jeunes captifs chrétiens qu'on lui envoyait de toutes parts, et qui, sous le nom de Mamelucs, acquit par ses exploits et par son audace une grande renommée.

On voyait chaque jour dans l'Orient la force des chrétiens s'atténuer, et celle des musulmans s'accroître. L'anarchie de l'empire , le luxe de la capitale, l'avidité des grands , les concussions des gouverneurs opprimaient, décourageaient les. peu<ples ; le joug des mahométans , au contraire , les attirait par sa douceur, et les rassurait par sa force : en s'y soumettant,, on n'achetait le repos que par un léger tribut; en prenant le turban, on jouissait de tous les avantages des vainqueurs. L'accroissement rapide et prodigieux des armes sarrasines , turques et tartares, était la preuve évidente des progrès du prosélytisme : tout prospérait chez ces conquérans; tout était en décadence chez les Grecs.

Les provinces impériales d'Asie étaient dépeuplées d'habitans et couvertes de ruines. Les propriétaires , écrasés d'impôts , abandonnaient leurs fonds à l'Etat; les besoins de la capitale concentraient, consumaient, engloutissaient la fortune de l'empire, et, de moment en moment j on voyait se vérifier en tous points les sinistres prédictions de Tornice.

Michel cependant n'était pas dépourvu d'acti-

TÎté ; mais le génie le plus vasle n'eût peut-élre tîS^tee pas suffi pour arrêter l'écroulement d'un tel empire. L empereur nomma patriarche Germain , évêque d'Andrinople; bientôt , mécontent de lui, il lui donna pour successeur son propre confesseur, nommé Joseph, plus courtisan que prêtre; le monarque obtint de ce pontife soumis l'absolution de ses crimes, et redoubla par cet acte la haine violente des partisans d'Arsène.

Le fanatisme trama une conjuration contre Michel * ; le même meurtrier , qui par ses ordres avait assassiné Musalon, leva son poignard sur lui. Ce complot fat découvert et puni* .i?u q s!di« ^ cette époque, Charles d'Anjou , frère de saint SrA e int èrc Louis , entreprit la conquête dé la Sicile. Michel Umw ' intervint datas cette guerre ; il envoya des troupes à Mainfroi , qui , malgré ce secours , perdit la couronne et la vie.

Cette révolution menaçait l'Orient d'un nouveau danger ; le pape , allié des Français , fit un partage éventuel de Fempire cFOriem entre Baucroisafe douin et Charles d'Anjou. Saint Louis , à la tête siint Louu. d une forte armée , venait de descendre en Afrique. L'empereur craignait qu'après le succès de son expédition le rot de France n'employât toutes ses forces à relever l'empire des Latins ; il grossit

♦An io68.

DU BAS-EMPIRE. 8l

son armée , multiplia les impôts pour remplir son trésor , et chercha partout des alliés. En même temps il envoya en Afrique -des ambassadeurs à saint Louis dans le dessein de détourner ses armes..

Ses ambassadeurs , arrivés à Tunis , trouvèrent le roi de France mourant : les fçrs avaient été le fruit de sa première croisade , dans la seconde il rencontra la mort.

Charles d'Anjou se vit forcé de suspendre ses desseins hostiles , et son départ pour Tunis laissa jouir l'empire de quelque repps.

Cette trêve passagère fut bientôt troublée par la Héron* révolte d'un neveu de l'empereur qui appela les *• l'empe-

reur.

Marche df Jean Paie»*

Tartares à son secours , se joignit avec eux au bâtard d'Epire , et souleva en sa faveur une partie de la Grèce.

Jean , frère de l'empereur , et son meilleur général 7 marche à la tête de quarante mille hommes I trÏÏniT mcontre les rebelles, les bat en plusieurs rencontres, premiers les poursuit et les disperse ; le bâtard d'Epire , entouré par ses troupes , se déguise en valet d'écurie , s'échappe et se réfugie chez Jean de la Roche , duc d'Athènes , qui lui donne de nouvelles troupes. .

Les impériaux ; vainqueurs , se livraient avec une imprudente sécurité au pillage et à la débauche y le bâtard , avec ses Athéniens , tombe sur

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