‹ Histoire universelle, ancienne et moderne (volume 5)Chapitre 15 sur 77 · DE CORINTHE · texte numérisé non relu

DE CORINTHE

et n'gna irentc ans. Son fils Périandre lui succéda:

il gouverna en tyran. Les principaux citoyens qui

lui donnaient de l'ombrage furent immolés; il

assassina sa femme. Cependant son esprit et ses

liaisions avec les philosophes de son temps le firent

compter au nombre des sept sages de la Grèce. Il

aurait été plus juste de le compter au nombre des

monstres dont la destruction était un bienfait pour

l'humanité.

Après sa mort les Corinthiens, las de sa ty- Gouvernement démorannie , renversèrent le gouvernement monar- craque.

chique, bannirent sa famille, et rétablirent le

gouvernement démocratique.

Corinthe , placée entre le Péloponèse et le continent, était appelée l'oeil de la Grèce. Elle aurait pu aspirer à devenir la ville la plus puissante de l'Europe : elle se contenta d'être la plus riche et la plus commerçante.

Nous ne parlerons point ici de la Macédoine. Ce pays , destiné à devenir un jour si fameux , resta long-temps ignoré, sauvage, et en quelque sorte séparé de la Grèce.

Philippe fut le premier de ses rois qui lui donna de l'éclat; et ce royaume passa presque subitement de la barbarie à la civilisation, de l'obscurité à la lumière, de la faiblesse à la puissance.

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