‹ Histoire universelle, ancienne et moderne (volume 5)Chapitre 30 sur 77 · RÉVOLUTIONS D'ATHÈNES · texte numérisé non relu

RÉVOLUTIONS D'ATHÈNES

Gouvernement des archontes. — Législation de Dracon. — Son exil et sa mort. — Gouvernement d'Épiménide. — Son départ.

— Election de Solon. — Prise de Salamine par la ruse de Solon. — Pouvoir de l'Aréopage. — Lois de Solon. — Son départ.

— Son retour. — Pisistrate. — Son ambition. — Sa politique astucieuse. — Son respect pour Solon et ses lois. — Mort de Solon. i — Exil de Pisistrate. — Son retour. — Son nouveau gouvernement. — Sa mort. — Hipparque et Hippias , ses fils , chefs de la république. — Injustice d'Hipparque. — Sa mort.

— Tyrannie d'Hippias. — Son abdication. — Son exil. — Liberté d'Athènes. — Courage d'une courtisane. — Factions de Clysthène et d'Isagoras. — Loi de l'ostracisme. — Origine de la guerre entre les Perses et les Grecs.

Gouverne- Après la mort de Codrus les Athéniens pen- Mchontes" sèrent qu'aucun homme ne pouvait jamais être digne de remplacer un roi qui avait porté son dévouement au peuple jusqu'au point de se livrer à la mort pour lui ; ils adoptèrent le gouvernement républicain, et donnèrent la présidence des archontes qui les gouvernaient, à Médon, fils de Codrus .

Cette magistrature devait être d'abord perpétuelle; dans la suite, après la mort d'Alcméon, le peuple augmenta le nombre des archontes, et

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décida qu'ils ne resteraient en place que dix ans; peu de temps après ou réduisit cette durée à un an.

Le premier archonte s'appelait archonte éponime ; on datait les actes de son nom. Le second se nommait archonte-roi ; le troisième archonte polémarque, et les autres archontes thesmothètes.

Cette forme de gouvernement ne tarda pas à dégénérer en anarchie. L'Etat était déchiré par trois factions : les habitansdes montagnes, pauvres et indépendans , voulaient la démocratie ; les riches , qui possédaient la plaine , tendaient à l'oligarchie; tous ceux qui étaient distribués sur les côtes désiraient un gouvernement mixte qui garantît les propriétés, et qui pût maintenir l'ordre sans nuire à la liberté.

L'inégalité des fortunes s'était considérablement accrue. Les riches opprimaient les pauvres : ceuxci , accablés de dettes, se voyaient obligés pour les acquitter de vendre eux ou leurs enfans. La crainte d'une éternelle servitude les portait souvent à la révolte. La licence était impunie ou réréprimée arbitrairement.

Les anciennes lois royales incomplètes ne suffisaient plus à un pays qui , par les progrès de sa civilisation , avait acquis une nouvelle industrie , de nouveaux besoins et de nouveaux vices.

législation.

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