‹ Histoire universelle, ancienne et moderneChapitre 24 sur 46 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

ti'empire eât refuse par Salluste. -—Élection de Joyien««-SoB origine et son caractère. — Dëfection et retraite de Parm^e •près la mort de Julien. — Paix entre Toyien et Sapor.— Fnn^raiUes de Julien. — Tolérance de Joyien pour tous les cultes é -F- Troubles à Antioche. — Mort de Joyieii.

JOVIEN, BMPÈRBUR. (An565,)

L'empir« JjE trone était vacant , Farmëe en péril ; il fal* ilrsluaste. Idît préseryef l'empire des malheurs d'une guerre ciFile et religieuse. On voulait sur-tout se hâter de nommer un chef pour contenir et diriger les trciupesy épuisées par les combats, exténuées par IlK&uiiney et sans cesse pressées par Fennemi.

Le grand intérêt du salut public l'emporta dans ce moment «ir Tesprit de parti , et Fon vit les factions idolâtres , catholiques et ariennes se réunir pour élever au pouvoir suprême un païen , ' Çalluste., préiet du prétoire, ami de Julien, et digne par ses talens comme par ses vertus de lui •uccéder*

Mais Salluste , plus frappé du poids du sceptre que de son éclat , refusa le fardeau dont Pestime générale voulait le charger. Son âge et sa santé furent les motifs de son refus.

Alors un des jgénéraux élevant la voix , dit à ses compagnons : « Si Julien eût été forcé de s'éloi- 1^ gner de l'armée j vous ne vous occuperiez au-

DU BA.8-SI1PIBE. ftSl

>) joard^hui que de Vintërét le plus pressant , celui » d'accélërer et d'assurer notre retraite. Agissons » donc comme si Fempereur vivait encore, ne » nous occupons que de notre salut. Quand noutf » serons en Mésopotamie, nous ferons un choix )> médité plus sagement et dont personne Qepoorra )) contester alors la légalité. »

Cet avis , le plus sage peut»ètre , était an mo- éi^ctio* ment d'être adopté; mais tout-à-coup quelque^ deJoTien. voix prononcent le nom de Jovien. Les acclama-' tions des soldats qui entouraient le conseil ne lais* i

sent pas le temps d'opiner« La multitude, plu^ éloignée ^ entendant le cri de vive Jopien / et trom-' i

pée par la désinence du nom , se persuade que Ju-» lien revient à la vie. Les transports bruyans de là joie publique sont regardés comme une approba-^ tion nniverselle du chois: des généraux ; Joviei^ est proclamé Auguste par le conseil j'^et l'erreur» des légions n'est dissipée que par l'apparition du^ nouvel empereur, et lorsqu'il n'était déjà plu^ temps de la réparer. ^

Flavius-Claudius Jovianus était fils d'un paysan^son origiaé de Morale ; son père , le comte Varronien , élevé ^ctèw/'"

aux plus hauts grades par sa bravoure, avait com-*» mandé , sous Dioclétien , un corps de sa garde ,.' qu'on nommait les Joviena; et , par affection pour* cette troupe, il eti fit porter le nom à 'son fils." Jovien se distingua tellement par soin couniger et par sa probité, que Julien, lui pardonnantson inviolable attachement à la foi chrétienne ^^ ne l' éloigna pas de lui, et même lui laissât l'important emploi de commandant de la gard«^ /

25s HISTOIRE

intérieure da pa]|iis' et de comte dés domestiques.

A la mort de Constance, il fut chargé de conduire à Constantinople le corps de ce prince ; et les honneurs qu'il reçut dans la capitale à cette époque parurent, à quelques hommes superstitieux 9 un présage de sa grandeur future* . Auoun éloge ne doit paraître mieux mérité que celui qui sort dé la bouche d*un ennemi. Ammien ^tait idolâtre ; sa partialité contre les princes qui favorisaient le christianisme ne l'empêcha point de peindre Joyien comme un monarque généreux, affable et bienfaisant. Sa braVoure et son activité lui attiraient Festime ; la gaité de son caractère le faisait aimer généralement, et, sa tolérance éclairant son zèle ^ on ne le vit jamais persécuter ipi les hérétiques ni les païens. On ne lui reprocha d'autres défauts que celui d^ètre enclin au yîn et au plaisir. Son peu d'expérience en administration loi fit commettre des fautes que la difficulté des circonstances et la sagesse de ses intentions rendirent excusables.

Ce prince, doué d'une beauté remarquable, était d'une si haute stature, que dans les premiers momens on ne trouva point de vêtement impérial qu'il pût porter. Quand le sort le plaça sur le trône, il parut plus étonné qu'enivré de son élévation , et , se voyant tout-à-côup le chef de tant de généraux qui le commandaient la veille, il ne' se montra ni fier ni timide. Ferme dans ses piûhcîpésr et' incapable de dissimulation , son premier soin fiit de rassembler les légions et de leur dé-

clarer que a chrétien ^ et craijgnant le courroax )» da cîel^ il ne pouvait commander à des ido- » lâtres. ^

Les écrivains ecclésiastiques assurent qu'alors toutes les légions s'écrièrent qu'elles étaient chrétiennes ^ et que l'erreur dans laquelle Julien les avait entraînées avait duré trop peu pour leur faire oubUer la foi et l'ejcemple du grand Constantin.

Il parait peu vraisemblable qu'une seule parole d'un prince change soudainement la religion d^une armée j nyiis cependant , ce qui est certain , c'est que depuis cette époque le christianisme reprit dans l'empire sa domination , et ne la perdit plus.

Lorsqu'un peuple est tombé dans la servitude ^ la crainte et l'espoir dictent les opinions , la nation se plie au caractère de son maîlre , et les Romains étaient alors si corrompus , que l'autorité réglait leur foi, et que la plupart changeaient de religion comme de prince.

Lorsque le ressentiment des chrétiens cessa d'être contenu par la puissance de Julien , ils donnèrent un libre cours à leur haine, et outragèrent sa mémoire par les bruits les plus injurieux* Quelques écrivains ecclésiastiques , tels que Théodore et Sozomène , prétendirent que ce prince, se sentant blessé, crut voir apparaître Jésus-Christ, rem* plit ses mains de son propre sang, le lança contre le ciel et s'écria : « Tu triomphes , Galiiéen ! Tu me » poursuis jusqu'aux extrémités du monde ! Ëh » bien, je t'y renierai encore; rassasie-toi à ton )> gré de mon sang , puisque tu m'as vaincu! »

Plusieurs auteurs païens , non moins passionnés, Tome vu. 3#

débitaient d'autres fables , attribuaient la mort de Fempereur à la trahison , et le disaient tombé sous les coups d'un Romain chrétien et fanatique. Les Perses crurent ou feignirent de croire cette dernière version qu'ils s'efforçaient d'accréditer ^ afin de flétrir leurs ennemis du nom de traîtres y et d'allumer entre eux le flambeau delà discorde. La joie de Sapor , lorsqu'il apprit pat un trans- Défection fugg lamortde son vainqueur, fut aussi vive que de7llTée sa terreur avait été profonde. Les Perses conser* après la y^rcut long-tcmps l'impression de la crainte que Julien, leur inspirait ce guerrier redoutable; ils le représentaient sous l'emblème de la foudre y ou sous celui d'un lion vomissant des flammes*

On croyait généralement qu'autrefois la mère de Julien, peu de jours avant, sa naissance, pressentant la destinée glorieuse de son fils , avait rêvé

qu'elle mettait Achille au monde.

La consternation , qui naguère remplissait le

camp des Perses , passait alors dans celui des Rpmains. Ceux-ci, tout en abandonnant le culte des dieux , craignaient encore superstitieusement la voix des aruspices , qui continuaient & prédire de grands malheurs si l'on s'arrêtait pour combattre. Ainsi l'armée, au lieu de poursuivre ses avantages et de recueillir les fruits de la dernière victoire de Julien, se mit promptement en marche pour regagner le Tigre.

Sa retraite, qui ressemblait à une fuite, ranima la confiance et l'ardeur des Perses ; ils vinrent en foule l'attaquer. La cavalerie romaine se voit d'abord enfoncée par les éléphans, et jette le désor-

dre dans Finfanterie : cependant les logions ralliées rétablissent le combat , repoussent l'ennemi ^ continuent leur marche, et parviennent à un vallon oii elles se retranchent. Là se livre une nouvelle bataille j les Perses, couronnant les hauteurs qui dominent le vallon, se précipil ent sur les Romains, leur reprochent d'avoir trahi leur prince et de fuir leuç ennemi , leis accablent à la fois de traits et d'in* jures. D'un côte l'espoir de faire subir à leurs ëter^ nels adversaires le sort funeste de l'armée de Crassus, de l'autre le souvenir de tant d'exploits, la honte d'être vaincus et la crainte d'être détruits, excitent la fureur des combattans , rendent la mêlée affreuse, et la victoire incertaine.

Après des efforts prodigieux , les Perses forcent la porte du camp , et pénètrent jusqu'à la tente de l'empereur. Dans cette extrémité , Jovien , justifiant son élévation par son courage, ranime et ramène au combat ses soldats effrayés , épouvante ses plus braves ennemis par ses coups hardis , ras* sure par son exemple ses plus timides guerriers , chasse les Perses de son camp , les poursuit , en fait un grand carnage, et continue sa retraite avec plus de sécurité.

On arrive enfin aux bords du Tigre ; mais on n'avait ni barque ni pont pour passer ce fleuve rapide , dont l'autre rive se trouve hérissée d'ennemis : en vain l'empereur, craignant d'exposer ses troupes à une perte certaine, veut leur faire prendre une route plus longue, mais moins périlleuse; la peur rend quelquefois téméraire : les Romains déclarent par de grands cris qu'ils veulent tenter

ce dangereux passage, Jovien se voit forcé de ce* der à leurs instances* / Cinq cents nageurs gaulois franchissent le fleuye

pendant la nuit, surprennent les Perses qui gardaient la rive opposée , et les égorgent. Animée par ce succès, toute l'armée yeut passer le Tigre sur des outrés, formant par des liens un pont fragile j mais la rapidité du fleuve^ qui engloutit les plus hardis , intimide le reste , qui renonce enfin à cette folle entreprisct

Cependant Sapor redoutait encore les Romains quHl voyait fuir ; chaque combat lui enlevait une foule de soldats; il craignait sur-tout l'arrivée pro-» chaine d'un corps de quarante mille hommes que Julien ayait laissé en Mésopotamie sous les ordres de Procope. Agité par ces pensées , et désespérant de détruire Jovîen par la force , il résolut de le tromper et y réussit.

Paix entre Le suréiui ( c'était le titre donné en Perse au &>por. * général de cavalerie ) se présente dans le camp romain : « Prince, dit-il à l'empereur, mon maî- » tre respecte la yerta malheureuse ; loin d'être » ébloui par ses succès, il vous offre la paix à des » conditions honorables et yous propose même » son alliance. »

L'armée romaine était privée de yîvres , Joyîeu craignait l'ambition de Procope, et ne voulait pas devoir le salut de Tarmée à son secours. Il accueil-» lit favorablement le ministre de Sapor , envoya Salluste près de ce prince, et montra, sans pru-^ dence, un désir tro'p impatient de conclure la paix« Cet empressement rendit le roi de Perse plus e^çi-

géant : l'empereur commit une faute plus grave. Pendant ces pourparlers il suspendit sa marche , et perdit en négociations quatre jours qui auraient suffi, comme le remarque Ammien , pour faire arriver l'armëe dans la Corduène, et pour la mettre en élat de dicter la paix au lieu de la subir.

Cependant les souffrances produites par la disette augmentaient à tout instant ; le soldat affaibli ne pouvait plus combattre; les forces de Tennemi grossissaient sans cesse y et ses prétentions s'élevaient chaque jour. Enfin on en vint à une telle extrémité qu'il fallait périr ou se soumettre. Jovien signa un traité honteux; on céda aux Perses cinq provinces au-delà du Tigre , Zingar en Mé« sopotamie, et Nisibe même, que Rome avait constamment possédée depuis la guerre de Mithridate ; enfin 9 pour comble d'abaissement , on abandonna l'Arménie 9 et on livra au ressentiment des Perses son roi Arsace, le plu^s constant allié des Romains.

Rarement on observe avec fidélité un traité dicté ila faiblesse; Sapor ne fournit pas les vivres qu'il avait promis, et, avant d'arriver en Corduène, la plus grande partie de l'armée périt de faim dans cette désastreuse retraite. «

Jovien, en rentrant dans les limites resserrées de l'empire, nomma généralissime de la cavalerie et de l'infanterie le comte Lucilien , ancien favori de Constance^ et le fit partir pour Milan , en le chargeant du soin de veiller à la tranquillité de l'Occident.

Un Franc , nommé Malaric , reçut de lui le commandement des Gaules : l'empereur écrivit k

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Rome pour inyiter le sénat à confirmer son élection; mais on ne regardait alors cette légalisation que comme une raine forme d'usage , et, sans at* tendre une réponse y il se désigna lui-même consul , et se donna pour collègue Varronien, son père. Fan^raîUcs La nouvellc de la mort de Julien , répandue dans l'empire, remplissait les chrétiens de joie et les païens de désespoir. Le philosophe Libanius , fidèle à ce grand prince, prononça son éloge, Antioche, qui avait bravé sa puissance, insulta sa mémoire; les baladins, les pantomimes, les comédiens, dont il dédaignait les jeux, dont il méprisait là licence , outragèrent sa pompe funèbre par de grossières railleries ; mais , après quelques momens donnés aux transports de la kaine et aiï triomphe de l'esprit de parti , les yeux s'ouvrirent sur la perte qu'on venait de faire, sur le vide que laissait le trépas d'un homme de génie et d'un grand capitaine, et tout autre sentiment fit place à la profonde douleur produite par la honte et par les calamités de l'empire.

Antioche, qui devenait ville frontière, aperçut ses dangers; le désespoir des habitans de Nisibe , de Zingar et des provinces cédées, qui fuyaient leurs foyers et abandonnaient leurs champs pour ne point cesser d'être Romains, attirait sur Jovien des reproches auxquels il ne pouvait opposer que la détresse et la volonté de l'armée. On le blâmait sur-tout d'avoir abandonné cet ancien principe de la politique romaine , qui défendait de céder à la force et de conclure la paix après une défaite. L^empereur am-ait été en effet réellement coupable s'il

euUef.

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eut commande des hommes capables par leurs discipline tt par leur fermeté de garder et de suivre - \ ces antiques maximes.

Jovien conduisit à Tarse le corps de Julien et J<'^f"»««

^ de Joviea

lui fît rendre les honneurs funèbres. Il-trouya dans ^^^ i« cette ville les chrétiens persécuteurs, les païens opprimés et l'arianisme triomphant. L'empereur opposa son autorité à la persécution , protégea efficacement les idolâtres, représenta aux chrétiens, que «Dieu rejetait leis hommages forcés , et » que la violence ne faisait que des hypocrites. )» Il publia une loi de tolérance pour ^.ous les cultes. Il mérita ainsi, en se conformsKnt au véritable esprit delà charité évangélique, les éloges que lui donna Thémîstius dans son panégyrique, prononcé en sa présence. ^

D'un autre côté, dans le dessein de satisfaire aux vœux des partisans de son culte, il fit reparaître sur le Labarum le nom de Jésus-Christ ^ ejt rétablit dans son siège le célèbre Athanase, contre lequel Julien , cette fois inj uste , avait lancé un décret d'exil.

Athanase fut mandé à Antioche. Cet évêque éloquent et vertueux montrait pour l'église cet amour passionné qui enflammait les anciens Romains pour leur patrie, et, ce qui fonde la plus belle partie de sa gloire, c'est que, sans cesse per^ sécuté par l'envie et par la haine, il ne se montra jamais aigri par le malheur, et. condamna toujours les lois de rigueur.

Les ariens le virent avec effroi en faveur ; chaque parti voulait animer l'empereur contre ses adyer-

sio fnsToniE

saires; mais illear répondit à tous : « Je hais les » GôntroTerses , je contiendrai les factions; je » n'aime et n'honore parmi les ^chrétiens que ceux » qui ont des rertus chrétiennes et des sentimens » pacifiques. » Il recueillit en partie le fruit de isa sagesse, et il yit dans le concile d'Antioche^ convoque par ses ordres , un grand nombre d'ariens se rapprocher des catholiques, et souscrire la formule de Nicëe* Troobiet Les habitans de cette grande ville, toujours 'frondeurs et séditieux, n'épargnèrent pas plus, dans leurs railleries, Jovien que son prédj^cessent: «C^est un nouveau Paris, disaient-ils, il » est beau comme lui, et comme lui a causé la » perte de son pays. Les dieux semblent avoir » formé son corps aux dépens de son esprit. »^ Jovien ne répondit à leur insolence que par son mépris.

Il reçut à Antioche d'alarmantes nouvelles de la Gaule. Lucilien , son beau-père , y fut massacré. Yalentinien, son lieutenant, n'échappa àlafn* reur du peuple que par le courage de son hôte. Malaric avait refusé le commandement de cette province; Jovinius l'accepta. Cet ancien officier, nommé autrefois au même emploi par Julien, parvint à réprimer la sédition. Elle n'avait pour cause que la vive douleur produite par la mort du libérateur de la Gaule.

Valentinien, échappé à la mort, vint trouver l'empereur, qui lui confia le commandement de sa garde. Jovien venait de nommer consul son propre fils, y arronien, encore au berceau.

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Raiiie> Constantînople et toutes les armëes ^"^^^ avaient reconnu le nouvel empereur; la capitale dePOrient luiprëparait une magnifique réception; et sa femme, Timpëratrice Ghariton, partie de Gonstantinople avec un nombreux cortège, venait au-devant de son époux , lorsque le 17 février 364 on le trouva mort dans son lit»

Les uns attribuèrent cet événement à la vapeur da charbon, les autres à l'ambition et à la trahison de Procope y qui cependant n'en retira aucun fruit. Les légions offrirent de nouveau l'empire à Sal* laste, qui le refusa; à Jannuarius, parent de Jovien, qui le dédaigna ou le craignit; enfin leur choix tombasurYalentinien qui était alors absent» Personne ne prononça le nom du fils de Jovien* .Cet enfant , n'ayant point été nommé César, n'avait aucun droit dans un empire électif.

Jovien fut enterré à Constantinople ; iln'occupa le trône que l^uit mois. La reconnaissance des chrétiens et sa tolérance pour les paï^is l'ont fait placer au nombre des bons princes.

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