‹ Histoire universelle, ancienne et moderneChapitre 30 sur 46 · IL.* A · texte numérisé non relu

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et, à la grande satisfaction des idolâtres et de la multitude ) ayidé de changemens, ils rétablirent momentanément le culte des dieux.

Si l'on en croit Claudienqui^ dans ses descriptions poétiques , donne plus de détails sur cette courte guerre que les historiens du temps,. Théodose, étendit sa ligne y et dissémina ses troupes^ dans le dessein d'en?elopper. et de tourner l'ennemi. Arbogaste, suivant un plan contraire, concentra ses forces près d'Aquilée , pour apposer aux Orientaux une masse plus redoutable, et les .enfoncer par son poids. Ces ^eax systèmes , soutenus, dans tous les temps, par des homn^es d^ génie , ont fait alternativement la gloire ou causé la ruine de ceux qui les ont suivis , selon que U fortune Fa voulu.

Théodose , marchant avec sa rapidité ordinaire , Baunu traversa la Pannonie; Arbogaste, qui voulait Fat J°J^ ^* faiblir en divisant ses moyens, lui laissa passer les '^^^ Alpes Juliennes et s'étendre dans la plaine. Le# deux armées se trou^vèrent en présence près d'A^ quilée.

Toutes deux étaient animées, l'un^ par le désir de venger Valentinien et de punir le crime , l'autre par l'espérance de couvrir de lauriers les cou«pables , et de légitimer l'usurpation par la victoire»

Le sigtial est donné : Théodose marche contre l'ennemi et charge les Goths d'attaquer le camp retranché. Son dessein était d'obtenir le succès par leur courage bouillant , et d'affaiblir en même temps leur nombre par un combat meurtrier. Il n'atteignit que ce dernier but. Dix mille de ce«

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la oonfinnation de son élection , n'obtinrent qae des réponses ëvasives. L'empereur d'Orient était doublement disposé à la vengeance , par l'intérêt de sa couronne et par la douleur de sa femme Galla, sœur de Valentinien.

6«errt U réunît toutes ses forces pour combattre Eu* •nir«Théo-g^jj^^ OU plutôt Arbogaste; mais , ayant de combogMie, meneer la guerre, cédant à la superstition , qui, chez les hommes, ne fait que changer d'objet, au démut d^oracles et d'aruspices , il consniia un moine égyptien de la Thêbaïde, et la réponse favorable de ce solitaire augmenta la confiance de l'armée.

Cette armée, exercée par Timasius, PromotaS| Stilicon, généraux habiles, présentait un spectacle imposant. On en admirait la force , la discipline ; mais, en même temps , il était impossible d'y voir sans douleur une foule d^ Arabes, de Goths, d'Alains, de Huns, et à leur tête ce célèbre Alaric, qui semblaH alors apprendre à l'école dfe Théodose , l'art qu'il employa depuis à la destruction de Rome.

On eût dit que les Romains , frappés alors d'à-* veuglement, conduisaient avec eux des légions àh barbares pour les aider à faire la reconnaissance de toutes les parties de l'empire qu'ils devaient bientôt conquérir et ravager.

Arbogaste , informé des préparatifs de l'empex*eur d'Orient, réunit, pour lui résister, tout< les légions de l'Occident»

Eugène et lyii tentèrent un dernier effort poi veleverle polythéisme; ils enti'èrent dans Rome;

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6t, à la grande satifilaction des idolâtres et de la multitude, ayidé de changemens^ ils rétablirent momentanément le culte des dieux.

Si l'on en croit Claudienqui, dans ses descriptions poétiques y donne plus de détails sur cette courte guerre que les historiens du temps, Théodose, étendit sa ligne , et dissémina ses troupes, dans le dessein d'envelopper. et de tourner Fennemi. Arbogaste, suivant un plan contraire, concentra ses forces près d'Aquilée , pour opposer aux Orientaux une masse plus redoutable, et les .enfoncer par son poids. Ces ^eax, systèmes , soutenus, dans tous les temps, par des homn^es d^ génie , ont fait alternativement la gloire ou cspisé la ruine de ceux qvii les ont suivis , selon que la

Théodose , marchant avec sa rapidité ordinaire , nataiiu traversa la Pannonîe; Arbogaste, qui voulait l'af- J°^ ^ faiblir en divisant ses moyens, lui laissa passer les '^^*'- Alpes Juliennes et s'étendre dans la plaine. Les deux arnciées se trou^vèrent en présence près d'Aquilée.

Toutes deux citaient animées, l'une parle désir de venger Yalentinie.n et de punir le crime , l'autre par l'espérance de couvrir de lauriers les cou*^ pables, et de légitimer l'usurpation par la victoix^e.

Le sigtial est donné : Théodose marche contre l'ennemi et charge les Goths d'attaquer le camp retranché. Son dessein était d'obtenir le succès par leur courage bouillant , et d'affaiblir en même temps leur nombre par un combat meurtrier. Il a'atteignit que ce dernier but. Dix mille de ces

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la confirmation de son élection ^ n'obtinrent que des réponses ëvasives. L'empereur d'Orient était doublement disposé à la yengeance, par l'intérêt de sa couronne et par la douleur de sa femme Galla, sœur de Valentinien.

6sem II réunit toutes ses forces pour combattre Eu^ •ntreThëo-g^jjç^ OU plutôt Arbogaste; mais , ayant de cornbogwte, meneer la guerre, cédant à la superstition, qui^ chez les hommes, ne fait que changer d'objet, au défaut d'oracles et d'aruspices , il consnlta un moine égyptien de la Thêbaïde, et la réponse favorable de ce solitaire augmenta la confiance do l'armée.

Cette armée, exercée par Timasius, Promotusj Stilicon, généraux habiles, présentait un spectacle imposant. On en admirait la force , la discipline ; mais, en même temps , il était impossible d'y voir sans douleur une foule d'Arabes, de Goths, d'Alains, de Huns , et à leur tête ce célèbre Alaric y qui semblaH alors apprendre à l'école dfe Théodose , l'art qu'il employa depuis à la destruction de Rome.

On eût dit que les Romains, frappés alors d'a«

veuglement, conduisaient avec eux des légions de

^ barbares pour les aider à faire la reconnaissance

de toutes les parties de l'emptre qu'ils devaient

bientôt conquérir et ravager.

Arbogaste , informé des préparatifs de l'empex'eur d'Orient, réunit, pour lui résister, toutes les légions de l'Occident.

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€t, à la grande sa tief action des idolâtres et de la multitude ) avide de changemens, ils rétablirent momentanément le culte des dieux.

Si Ton en croit Claudienqui^ dans ses descriptions poétiques ^ donne plus de détails sur cette courte guerre que les historiens du temps, Théodose, étendit sa ligne , et dissémina ses troupes ^ dans le dessein d'envelopper et de tourner Fennemi* Arbogaste, suivant un plan contraire, concentra ses forces près d^Aquilée , pour opposer aux Orientaux une masse plus redoutable, et les , enfoncer par son poids. Ces 4^^^ systèmes , soutenus , dans tous les temps , par des homm.es d^ génie , ont fait alternativement la gloire ou causé la ruine de ceux qui les ont suivis , selon que la

Théodose , marchs^nt avec sa rapidité ordinaire , Bauuu traversa la Pannonîe; Arbogaste, qui voulait l'af- ®°^* ^ faiblir en divisant ses moyens, lui laissa passer les ^^*' Alpes Juliennes et s'étendre dans la plaine. Les deux armées se trou^vèrent en présence près d'Aquilée.

Toutes deux étaient animées, l'une parle désir de venger Yalentinien et de punir le crime , l'au*^ tre par l'espérance de couvrir de lauriers les cou«^ pables, et de légitimer P usurpation par la victoire»

Le sigtial est donné : Théodose marche contre l'ennemi et charge les Goths d'attaquer le camp retranché. Son dessein était d'obtenir le succès par leur courage bouillant , et d'affaiblir en même temps leur nombre par un combat meurtrier. Il n'atteignit que ce dernier but. Dix mille de ces

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la confirmation de son élection , n'obtinrent que des réponses ëvasives. L'empereur d'Orient était doublement disposé à la yengeance, par Fintérét de sa couronne et par la douleur de sa femme Galla, sœur de Valentinien.

6«erra U réunit toutes ses forces pour combattre Eu* rT7*Ar 8^^^> ou plutôt Arbogaste; mais , ayant de cornbogute, meneer la guerre , cédant k la superstition , qui, chez les hommes 9 ne fait que changer d'objet, aa défaut d'oracles et d'aruspîces , il consalta un moine égyptien de la Thêbaïde, et la réponse favorable de ce solitaire augmenta la confiance de l'armée.

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^ barbares pour les aider à faire la reconnaissance

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bientôt conquérir et ravager.

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barbares > et lear chef Baccorius, périrent dur le champ de bataille ^ sans pouvoir franchir les fossés et les remparts du camp.

Thëodose^ repouasë, se retire sor une montagne escarpée ; Eugène ^ fier de cet avantage , le regarde comme une victoire complète : sa garde partage scm éi^reur et se livré à la débaache. Cependant Fhabik Arbogaste , qu^un premier succès ne pouvait endormir, fait occuper tous les défilés par des corps nombreux. Théodose se voit cerné ^ pressé, sans vivres; sa perte paraît inéntable; mais ce qui devait achever sa ruine causa son salât.

Les chefs des corps qai l'entouraient confèrent avec ses officiers , écoutent ses propositions , traitent avec lui , quittent le parti des rebelles et se rangent sous ses drapeaux. Fortifié par ces nouveaux auxiliaires , Théodose s' élance de nouveau contre Pennemî, et l'attaque avec ses propres forces. Les élémens , dit Claudien , semblèrent alors conspirer en faveur de Théodose; une tempête venue de l'Orient soulève contre les Gaulois des tourbillons de poussière qui les aveuglent et qui les épouvantent. Les païens, pour défendre leurs montagnes, y avaient placé les statues des dieux. La superstition fut appelée des deux côtés au secours au cpurage.

L'empereur, après un premier choc sans succès , répondit à ceux qui lui conseillaient la retraite : « Non , la croix de Jésus-Christ ne reculera )» pas devant les images d'Hercule et de Mars. »

Il se jette à genoux en présence de l'armée,

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d^Iare qu^il voit dans les nuages saint Jean Tévan-* vicioir» gëlisteet Papôtre Philippe qui combattent p6ur xhéodoie. lui. Cette fable, répandue, est adoptée par les soldats crédules; ils marchent arec une confiance nouvelle , comme autrefois les Romains couraient àla victoire , se croyant guidés par Castoret PoUux.

Après une vive résistance, les Germains et les Mort Gaulois sont enfoncés; leur camp est pris. Eugène, ^'^^Bèn*^ dépouillé de la pourpre, est conduit aux pieds de g«su. l'empereur ; il fléchit le genou , et cherche par son éloquence à toucher le cœur et à calmer le courroux de Théodose. Mais les soldats qui l'écoutaîent interrompent sa harangue et lui tranchent la tète sans attendre les ordres de Tempereur.

Arbogaste, vaincu et perdant l'espoir de rallier êes troupes, se jette sur son épée. Ce barbare moarut en Romain.

Saint Ambroise , qui avait cru devoir céder à ♦l'usurpation de Maxime, s'était montré plus ferme contre celle d'Eugène , et malgré ses instances il .avait fui les regards de ce nouveau maître. Théodose, vainqueur, suivit les conseils de ce vertueux pontife , et traita avec clémence les partisans d'Eugène.

Maître paisible de tout Tempire, il décora de ^w»^ la pourpre Arcadius et Hônorius, ses fils. L'hîs- *^ toire ft conservé les paroles qu'il adressa à l'un mésAu^ d'eux* « Si vous aviez reçu le jour dans la Perse, ^^ ** > lui dit-il , votre naissance serait un titre suffisant » pour assurer votre trône; mais si vods voulez 1» que- lés Romains vous trouvent digne dé régner » sur eux, vous devez apprendre à régner sur

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