TOME vu
prësenteni plus à nos regards que des soldats étrangers , et le peuple-roi est enfin si avili » que les conquérans, qui le foulent aux pieds ^ dédaignent de le gouverner,
Maiorien Riccîmer né parmi les Suèvfes , gendre du fa- ILperca"*n^eux Vallia, et compagnon d'armes d'Aétius, ordonna au sénat romain d'élire, pour empereur, Majorien. Ce choix était tel qu'on devait l'attendre d'un guerrier si respecté. Le célèbre Âétius avait récompensé son mérite et ses brUIantes ac-
Son sage tious par Un avancement rapide. Revêtu de la menu pourprc , 11 Tcpoudit par sa justice et par son courage à l'attente publique. Procope et même Sidonins Âpollinaris font , en peu dé mots , un graiid léloge de ce prince. «Il fut, disent-ils, chéri par
> les Romains et redouté par leurs ennemis. »
Il écrivit en ces termes au séî^t : « Je ne dé-
» sirais point une élévation qui'mé place au mi-
» lieu de tant de périls; mais c'erst ^précisément
» lorsque le trotte devient un poste si dangereux ,
» que j'aurais ùru , en le refeisaùt , montrer une
» lâcheté indigne d'un Romain. Loin d'oublier , au
> faîte au pouvoir suprême, que j'étais votre col- » lègue,' je regarderai toujbûrs comme un hon- » neur de faire partie de cet' illustre corps. Je » vous invite tous à m'assistèr dans la plus noble ^ entreprise} rnonbut est de!i^eridre au peuple ro- » main sa 'gloire et sa prospérité , èi , pour y par- » venir", je dbi^, avec votre appui, réformer les
» inœars, redonner à la'justice son ancienne yi- » gueur , et faire en sorte que la vertu , depuis si » long-temps opprimée , non-seulement cesse d'ê-
» tx^e suspecte^ mais redeyleaue aa contraire 1q » seol moyen d'obtenir notre faveur et les hautes » dignités de VètaU )^
Tous ses actes prouvèrent la sages^ de son ca<* ractère, il diminua les impôts^ réprima le luxe^ remplit le.trésoi: par ses éponomies, répara les édifices publics, et s'opposa, pa.? des édits sévères y à leur dégradation*
Onne doit point croire que la fureur des barbares eût détruit tout ce que Rome avait perdu ; les Romains eux-mêmes , devinas pauvres et indifférens pour Jeur gloire passée , démolissaient ces nobles édifices, pour bâtir à moins de frais leurs mai-« sons. Ainsi Rome , qui s'était elle-même moralement perdue par sa dépravation ^ se détruisit maftériellement de ses propres mains.
Majorien., loin d^imiter l'indolence de ses pré* décesseurs, habita peu le palais de Ravenne. On revit enfin un empereur dans les camps, j il y ranima la discipline ; son exemple y fit renaître le courage. Â la tète de ses légions , il attaqua près du Lyris les troupes du roi des Vandales , les battit, et tua le beau-frère de Genséric. Il voulait, après cette victpjxe,; porter sçs armes en Afrique; mais aucun Romain ti'osa suivre ce nouveau Scipion. Les barbares seuls restèrent sous ses en*seignes.
Cependant une nouvelle guerre exerça son activité. Théodpric , roi des Visigoths , voulait venger son protégé Avitus. Il marcha contre les Romains dans la Gaule, et , malgré les vaillans efforts à^Égidius^ lieutenant de Majorien, qui le
d« U flotU
TOOMÙDC*
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repoussa plusieurs fois ^ îl fornua le sîëge de Lyon. L'empereur traversa les Alpes 9 et , après quelques succès qui rappelèrent aux Visigoths que Rome existait encore , il conclut la paix avec Thëodo« rie , et revînt en Italie*
Incendia Une volontë ferme crée des ressources, lorsque la faiblesse les croit toutes épuisées. Majorien trouva moyen 9 en peu de temps, de construire un grand nombre de vaisseaux, et de rassembler une forte armée*
Sa flotte était réunie dans le port de Gartba* gène; Ferapereur y conduisait des troupes, et se préparait à descendre en Afrique. Genséric, alarmé de ces dispositions, voulut traiter avec lui ; mais les excès commis dans Rome par les Vandales avaient rendu Majorien inflexible. Il prit le langage des anciens consuls , et refusa tout accommodement. Le roi des Vandales , ne poarant détourner cet orage par la négociation, et craignant le sort des armes dans une parèiUe lutte contre un guerrier si habile et jusque-là si heureux, employa Tartifioe pour le vaincre; il trouva des traîtres qui livrèrent aux flammes la flotte romaine, et détruisirent en une nuit Fouvrage de trois années. Après ce succès du à la perfidie , il renouvela ses offres de paix, et la nécessité contraignit Majorien de les accepter.
Mort de A son retour en Italie, il trouva d'autres périls qu'aucun courage ne pouvait éviter. Tcwis les hommes corrompus haïssaient la sévérité d'un prince qui voulait réformer les moeurs. Les soldats, accoutumés à la licence, supportaient impatiemment
M«ioriea.
DU BAS-E]»IWRE. 445
le joug de la discipline ; enfin on -ptét^nà que Rio cimer lui - même voyait avec peine qu'au lieu de couronner un de ses lieutenans y il avait donné aux Romains un véritable empereur qui savait être reconnaissant et non dépendant. Lorsque Majo^ rien revint dans son camp à Tortone , tous ces mécontens y excitèrent une sédition , au milieu de laquelle l'empereur périt assassiné. On répandit le bruit qu'il était mort d'une dyssenterie.
Les hommes vertueux le regrettèrent et lui élevèrent un tombeau dont la simplicité contrastait avec la magnificence des monumens que la flatterie et la servitude avaient érigés pour tant demé* prisables tyrans ^.
Les uns et les autres ont cédé au temps ; les annales de l'histoire, monumens plus dui*ables9 conservèrent avec honneur le nom du dernier prince qui ait porté atec gloire la couronne d'un empereur et le glaive d'un général romain*
Linus Sévère fut proclamé Auguste par les or- Éiévatio» ares de Kiccimer , qui régna sous son nom ; mais , occident. en le décorant du diadème y son protecteur ne put le tirer de l'obscurité.
Les Alpes devinrent les bornes de l'empire; cependant Marcellin défendait encore la Dalmatle y mais pour se rendre indépendant ; et , dans les Gaules, le brave Égidius, qui avait apaisé une révolte en' Armorique , soutenait dans ces contrées le nom romain. Égidius, dévoué à Majo<rien , se déclara l'ennemi mortel de ses mettr-
* Aa de Jëaus-Christ 4^t.
triers; les Francs^ qui regardaient toujours la valeur comme le plus noble des titres et la première des vertus , déposant leur prince y offrirent leur couronne à ce héros qui les avait souvent vaincus» Êgidius l'accepta; mais, bientôt las de gouverner ce peuple impétueux et mobile y il rendit le sceptre i la famille de Mérovée, et mourut peu de temps après. On soupçonna Riccimer de l'avoir fait empoisonner.
Lès Vandales, délivrés de la crainte qne Majorien leur avait inspirée, dévastaient les côtes de l'Italie, et menaçaient Rome d'une nouvelle invasion. Genséric, ayant forcé l'impératrice Eudoxie, sa captive, d'épouser son fils Hunéric , suivit l'exemple d'Attila , et voulut que le peuple i^omain lui cédât un vaste territoire, comme dot de cette princesse. Riccimer, réduit aux seules forces de l'Italie, ne pouvait résister à un ennemi si formidable, s'il n'était secouru par l'empereur d'Orient; et, pour obtenir cet appui, il fallait céder à la cour de Gonstantinople le vain honneur de nommer un empereur d'Occident.
Élection Marcien était mort ainsi que Pulchérie. Aspar,
de Léon eu-. « • m i**.« 119 ■
Orient. 1^ plus puissant des dignitaires de rempire , aurait, pour lui succéder, réuni tous les suffrages, s'il n'eut pas été arien. M,ais , prévoyant que cet obstacle ne lui permettrait point de régner pai* siblement , il fit élire, par le sénat, son intendant Jrféon, espérant que, par ce choix, il conserverait la réalité de la puissance , et ne laisserait à sa créature qu'un vain titre.
Léon trompa son attente. Dès qu'il se vit sur le
trône 9 s'ëtant ménagé Pappui d'an coi^ps d'IsaurienS) ses compatriotes, il secoua le joug de son \
protecteur , et acquit , par cette Ixeareuse audace , \
le surnom de Gmnd. Au reste, il dut moins ce i
titre à ses actions qui eurent peu d^éclat, qu'à la reconnaissance du clergé catholique dont il favorisa oonistamment la puissance. Sous son règne , les prêtres eurent im grand crédit , Phabit ecclésiastique fut préféré à Fhabit militaire, à celui de cour, et Pon vit même, contre la coutume et la ;
raison, plusieurs illustres personnages, et entre autres le grand chambellan, prendre le rétement moi^astique sans quitter' leurs charges.
Léon répondit favorablement aux vœux du se- inthème
nat et du peuple romain, qui lui demandaient un eiDp«re^ empereur f il donna la pourpre à Anûieme , gendre de Mârcien j et promit d'unir ses forces à celles de Riccimer, pour enlever l'Afrique aux Vandales.
Anthème vint à Rome; le sénat , le peuple', et les vrais maîtres de l'empire, les barbares, con*firmèrent ^oa* élection.
Le nouvel empereur donna sa fille à Riccimer. Sidoniud Apollinaris, dont la muse était accoiitnméé à louer tour-à^tour tous les Césars, qui p»raissaient et disparaissaient si promptement sur le trône, obtint d'abord la préfecture de Rome, -et la quitta ensuite pour Tévèché de Clermont en Auvergne.
Anthème était pieux, mais tolérant, et son indulgence pour les païens, qui lui mérita l'éloge de l'histoire, lui attira les reproches du pape Liber ^ successeur de Léon«
448 HISTOIHB
Les deox empereurs firent de ^prodigieux efforts poar assurer le saccàs de la guerre d'ÂfriquQ. L'ambition de Gens^ric avait trop prouvé qu^il fallait encore que Rome ou Carthage fussent détruites.
Marcellin liattit les Vandales, et les chassa d« Sardaigne* Héracliu9 remporta une victoire sur les troupes de Genséric , près de Trqpoli; enfia SoêiUscus > ayant cooâduit sur les cotes d'Afrique la flotte de l'empereur d'Orient, composée de douze cents vaisseaux, les deux armées romaines réunies livrèrent ba taille aux Vandales et les mirent en fuite.
Si les généraux, plus habiles, avaient su profiter de ce succès, Carthage, consternée, serait encore tombée sous leurs coups ; mais ils perdirent du temps et accordèrent à Genséric une trêve de cinq jours. Ce prince artificieux, qui savait aussi bien se servir de l'or que du fer, achète encore des traîtres qui lui livrent la flotte; elle est attaquée , surprise, incendiée ; Basilisous prend la fuite ; Heraclius et Marcellin se retirent ; Genséric recouvre l'empire des mers, s'empare de la Sicile et rejette en Italie la terreur que ce grand armement des deux empereurs avait répandue en Afrique. .
Au milieu de ces revers, Anth^e montra du courage : a Je suis le seul homme de l'empire, » disait-il, pour qui je n'appréhende rien; je ne » crains que pour le salut de l'état; c'est le seul » genre de crainte permis à un souvei^in. »
Kévoitede Un des plus grands malheurs qui suivent souvent les revers, c'est la division qu'ils jetteiit dans
bu BAS-EMWRE. 449 ■
tes ëtats; ils rompent presque toujours runion dont ils devraient faire sentir la nécessite. Anthème et Ricciraer se brouillèrent dès que la for-
tune se déclara contre eux. Le général^ las d'obéir^ leva dans Milan Pétendard de la révolte j se déclara indépendant, trompa Fërapereur par une fausse réconciliation , rassembla toutes ses forces et marcha contre Romei .
Anthèmé, digne dé régnet, {>uisqu'il sut comi- ^ ^9^^ battre et inourir, se défendit pendant trois mois à la tête d'un peuple dont son exemple pouvait difficilement soutenir le courage; Riccimer, t[ui com^ fy^rtniôà mandait des hommes plus aguerris, franchit enfin ''* * les remparts de la capitale, fit massacrer son beduis» père, livra la ville à la cupidité de ses soldats^ et plaça sur le trône Olibrius^ de la famille Anitieùnef^ qui avait épousé Placidié, la dernière fille de Valentinien. Ce fantôme de prince , dont le nom est devenu un titre de mépris, ne parut et ne vécdt que sept mois sur le trônCé
Rome fut bientôt délivrée de foccimei*: peu de ^^^^ ^* temps après sa victoire et son crime, il périt , laissant le renom d'un grand capitaine^ mais d'un politique perfide* Il avait donné et repris quatre fois l'empire d'Occident ^ qu'il défendit en brave soldat et gouVema en tyran.
Dand le même tempis, l'impératrice d'OHent^ fei^cerùii f^érinè , décida sort époux Léon à donner l'em- ^^po, " '^^ pire d'Occident à son neveu Jfulius Népbs^ q^j disputent u: gouvernait la Dàlrbatiéi Népos eut à combattre uii cid«dt. concurrent, Glycérius^ nommé par les Bourguigiioiis; car alorstdat te monde ^ excepté Rome 5 roMB vn. §7
45 HISTOIRB
Règne disposait de Tempire ronMÎa. N<paBd«meiiM Taîn- 4« Képofc q^^^ ^ fat reoonna en Iulia âînjî que par le peuple des Tilles de la Gaule qui obéissaient encor^B à Tombre de ^autorité romaine. Son règne fat court » et fit regretter aux Romains qu'il n'eût paa duré plus long-temps 9 car il était juetc et brave. Révolte Cependant, pour trouver un appui contre let d'Ore.tc. Yg^j^j^ieg^ Népos cëda P Auvergne aux Viaigoths*
Il faisait sa résidence dans Ravmnit. Oreste, pa*
' tricien y qui commandait à Rome les Gotha auxi-*
liaires , se révolta contre Tempereur et conduis
Mort ait ses troupes aux portes de Ra venue» Népos,
«•Mépet. gjttaqué par ceux qui devaient le défendre, se
TÎt obligé de fuir en Dalmatie. Cinq an» après, il
y périt assassiné par Té vèque da Salonne , qui ob^
tint pour prix de ce cnme le aiége épiacopal de
Milan.
Règne Owste, autrefois secrétrir» d'Aktila, ambasaa^ d'Auguj- jgjjp j^ Qç ,oi des Huns à Constantinople , et parvenu an grade de général par la fevenr de ce même Népos qi^il détrftna, re&aa de porter la couronne qu'il venait d'arracker , et la danna à «on Si% Jugustule^ Les barbares, qui fevorîsaient cette usurpation, exigèrent pour récompense le tiers des terres de Vltalie. Oreste crut pouvoir parler en maître , il nrfusa ^'accéder à leur demande et ne tarda pas d'éprouver combien un crime noua rend dépcndans de nos e«snplic«s. H avait trahi «on bienfaiteur , son chef, et , à «on tour , il invoqua vainement la fidélité de ceux que son exemple avait séduita.
Un autre »ecrétair«d'A*tila^TMéparmilea Hum,
BU BAS -EXPIRE, 45 i
Oifoaere , fils à^Édécpn y taiileva cjontre Oreste Révoit« tous lei barbare» qui se triMivaient en Italie* Il ^'^'^''*'''''* leur prouya facilement que c'était désomuda à eux a posséder ks terres que tant de fois leurs armes «Tâient conquises et défendues. Ils accoururent tous à sa YOÎXy assiégèrent Oreste dans Parie ^ le prirent et le massacrèrent.
Odoacre résolut d'abolir le titre i! empereur Aboiiiioi» tPOceidenU Cette grande réfolution se fit sansré*^ d'empereur sistance, sans combats; et ce colosse romain, ^^^"'^'^°^' qui ayait si Iqng^temps fatigué la terre de ^on chax.e poids, miné par le temps, abattu par le malheur, rom«ia. détruit par la corruption, sembla tomber en pon-^ dre à la voix d'Odoacre, comme les corps frappés^ par la foudre ^»
Le barbare ne daigna pas, pour renverser le trône romain , tirer son glaive ; il ordonna au faible Dernier dé« Aogustule d'abdiquer, et, ménageant I^a eoutu-- ^^«r^^sénlt mes d'un peuple dont il anéantissait l'existaice , >^m«»* il employa les fcarmes de l'antique constitution pour la détruire* Le sénat, convoqaé^ et parais^ sant délibérer pour la dernière fois |^ reconnut l'inutilité de la division des deux couronnes , transféra le siège de l'empire à Constantinople , renonça formellement k tout droit de gouvernement et d'élection, et écrivit à l'empereur d^Orient, successeur de Léon, pour Ini recommander Odoa»
cre, et pour l'inviter à revêtir ce guerrier de l'antorité suprême en Italie, sons le nom de Pa^ irice. Tel fut le dernier décret du dernier sénat de Rome.
•* ^ de Tëdas-Christ 47^»
45a HISTOIRE
Zenon le reçut avec indignation , et répondft aux sénateurs : « Vous aviez deux empereurs, » jinthème et Nèpoa ; l'un a péri victime de vo-» » tre lâcheté) vous avez chassé Pautre; tant qaa » celui-ci vivra, Usera votre souverain, et je n'^n » veux point reconnaître d'autre, «i soumttsioB L^empereur d'Orient, après avoir cédé à ce ( o4oacre. premier mouvement , ne tarda pas a changer de langage, et, soit qu^il ne lui fût pas possible de vaincre les Goths , et de relever Rome de 9a chuté, aoit que son orgueil fut flatté de se voir seul ré^ vêtu du titre di Empereur romain ^ il négocia avec Odoacre, et, se contentant d'une suprématie illusoire, le laissa, comipe il le voulait, maître de l'Italie.
Augustule, remarquable par sa beauté, n'avait reçu de la nature et de l'éducation aucune vertu. L'apparition de ce prince sur le trône fut si courte, que son nom serait depuis long-temps oublié , s'il ne rappelait pa$la chute de l'empire d'Occident^ ^^gn« Odpacre 'méprisait trop ce monarque dégrada ' ^' 'pour le craindre; lui laissant la vie, il l'exila de Rome avec sa famille. Plus éclairé que les autres barbares, Odoacre respecta les institutions de cette Rome dont il détruisait l'indépendance ; régnant sur son tombeau, il parut encore révérer son ombre. Sept ans après la ruine de l'empiré, il rétablit le consulat , fit exécuter en Italie les lois des empereurs, et, pour tromper, par quelr ques glorieux sauvenit^s^ ce peuple humilié y il lui 4onna le spectacle d'un triomphe. Les Romains fiyilis ei^ jouirent, oubliant que ce n'éts^it jjlu^
DU BAS-EHFUm. 455
pour ^ux 'la solennité de la' victoire, mais cellede la servitude.
■Le déplier empereur romain, Augustole, ter^xi snina ses jours en CampaQie, dans la maison de LncuUus. Ainsi cepalais, donlleluxe avait autre?fois signale U première époque de le décadence des mœurs , servit d'asyle au prince qui , par sa failiesse et par sa lâcheté, laissa s'écrouler sous loi le premier trône du monde; et ce monument de la corruption romaine sembla doublement alors rappeler aux hommes cette vérité : « Que les çm- » pires^ comme les républiques, tombent, lors- » que la verta cesse de les soutenir. )»
^ugustule avait reçu de son grand-père maternel le surnom de Somulus; la fortune de son jjèrc lui fit décemi^r celui A'jiuguate; ainsi, par un sort étrange, le monarque sous lequel la capitale du monde périt, rappelait à sa mémoire les noms glorieux de son premier roi et de son premier empereur.
L'empire d'Occident avait subsisté cinq cent «ix ans, si l'qn prend pour époque de son commencement la bataille d'Actium , douze cent vingtneuf ans depuis la fondation de Rome,
FIS DE L'HISTOIRX ANCIENNE BT ]