LITTÉRATURE HORS DE L* ITALIE
Les rois de France avaient encouragé les études et fondé des collèges, des bibliothèques, des universités, et cependant la littérature n'offre aucun nom illustre, et les productions de cette époque , sauf les histoires, sont oubliées (1). L'oisiveté des châteaux avait amené le goût des romans en vers , afin que les trouvères eussent plus de facilité à les retenir pour les débiter de niémoire , puisqu'on ne les lisait pas; ensuite on les mit en prose pour la commodité des seigneurs. On imprima, de lit*2 à 1530, deux cent quarante-cinq romans de chevalerie, dont plusieurs sont allégoriques avec le mauvais goût du roman de la Rose sans ses beautés; ce qui prouve combien ils étaient populaires, ce sont les allusions continuelles qu'on y fait, outre les mascarades et représentations diverses qu'on leur empruntait.
Les fabliaux aussi furent transformés en prose; de là ces nombreux recueils de contes. Le Dauphin Louis lit rassembler les Cent
(l) Castiglioni dil , dans le Courtisan : « Les Français ne connaissent quel* nol>le>se des armes, et n'estiment rien toul le reste; de manière que noaseulement ils n'apprécient pas les lettres, mais qu'ils les détestent, tenant tou> les lettrés pour gens vils; il leur semble dire une grande injureà quelqu'un quand Ils l'appellent clerc, m
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