‹ Histoire universelle (volume 5)Chapitre 47 sur 86 · ITALIE · texte numérisé non relu

ITALIE

bino lui appartenait; elle avait acheté la Corse et concpiis la Sardaigoe. Cette dernière lie , sous la domination romaine , avait été couverte de villes , de monuments , de cirques^ de théâtres , d'aqueducs; sa fertilité Tavait fait surnommer, conmie la Sicile, le grenier de Rome. Lors de la grande migration des peuples, elle subite comme laCorse'^ les invasions successives d^ Vandales^ desGoths et des Grecs , qui exilèrent en Afrique plusieurs de ses évéques. Les Sarrasins l'occupèrent ensuite, pendant que les montagnards, réfugiés dans leurs rochers, conservaient leurs croyances et leurs antiques mœurs ^ qu^ils n'ont pas encore abandonnées à Theure qu'il est. Pise , après l'avoir reprise aux musulmans, la divisa en cinq districts, gouvernés chacun par un juge qui régnait en prince absolu , en se conformant aux intérêts de la métropole.

A Gènes, le commerce en grand était fait par les nobles , pro- Gênes bablement les cadets des familles féodales établies sur la Rivière , et auxquels il ne restait d'autre ressource que le négoce. Conmie les Génois étaient continuellement en guerre avec les Sarrasins , et avaient dû acquérir de vive force les échelles du Levant, ils exOTçaient simultanément lesdeuxprofessionsdes armesetdu tradBc. Lac(Hisidération s'attachant à ceux qui pouvaient verser dans les banques de gros capitaux , toute distinction d'origine noble ou roturière s'effaçait parmi eux, et les citoyens se partageaient en compagnies , en tribus et maîtrises, dans lesquelles on n'était admis qu'en prêtant serment; ceux qui n'en faisaient pas partie ne pouvaient aspirer aux charges publiques.

La noblesse à Gênes n'avait donc pas pour base la propriété foncière , mais les comptoirs et la navigation; ceux qui prétendaient dominer les autres voyaient démolir leurs maisons et leurs tours , ou payaient de fortes amendes. Les richesses accumulées, on crédit assuré , une succession de magistratures finirent par constituer une autre noblesse d'origine tout à la fois mercantile et chevaleresque, n'ayant rien de féodal; c'est de là que sortit l'aristocratie génoise , qui dut sa prospérité aux gouvernements qu'elle fut appelée à exercer dans les îles et dans le Levant , ainsi qu'aux conmuindements des forces navales et des places situées sur les côtes.

Entre deux villes qui se trouvaient sur la même mer, comme Gênes et Pise, un conflit était inévitable ; mais leurs longues inimitiés éclatèrent surtout au sc^t de la possessicm de la Corse, cone. Cette île, très- importante pour ses produits, tels que bois de construction , poix et goudron , assurait à ceux qui en étaient

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maHres le commeree de la mer Occidentale. E3\e amit sobi h domination des Vandales, pais celle des Ooths ; Tbéodoric l'avait dotée de plusieurs institutions^ en créant même tm comte ponr elle , afin que les habitants ne fussent pas contraints de porter leurs pliantes sur le continent. Les Lombards, manquant de flottes, ne songèrent pas à la soumettre; les empereurs grecs la régirent ensuite , mais d'une façon pitoyable et en ajoutant les persécutions religieuses aux inconvénients naturels d'un gouvernement lointain* Elle fut ensuite envahie par les Arabes, pins morcelée entre différents seigneurs^ sur lesquds les Pisans s'efforçaient d'avoir la haute main pour renforcer leur parti. Les Génois la convoitaient aussi comme une compensation ou uo GOntre^poids à la Sardaigne; mais ces petits seigneurs , répugnant à dépendre de cités marchandes, préféraient relever du pape, qui en- effet fut proclamé souverain de l'Ile , où il députa des marquis. Bientôt cependant Urbain VI, ennuyé des troubles

i<yn. continuels du pays, le céda aux Pisans pour obtenir leur amitié et se procurer de l'argent ; il déclara en outre tous les évèques de rtle suffragants de celui de Pise. •

Le jour de Pâques illd, au moment où les fidèles étaient ae* courus en foule à Pise pour y recevoir la bénédiction , l'ardievôque Pierre fit apporter une croix, et, dans un discours plein d'énergie, se mit à retracer les atrocités commises par les corsaires barbaresques, surtout par Nazaradech, roi de Majorque, qui , disait-on , retenait dans ses bagnes vingt mille chrétiens contraints aux plus rudes travaux; faisant donc appel à la vaillance des citoyens , il les exhortait à se lever pour rendre lears malheureux frères à la Uberté et à la religion.

Les vétérans , qui se rappelaient leurs anciens triomphes sur les Sarrasins (i), furent les premim à s'émouvoir; les jeunes gens suivirent leur élan, et une escadre mit en mer sous la condoile de douze citoyens choisis, emmenant les secours fournis par Rome et Lucqnes , avec un légat pontifical. Une tempête les détourna de leur route , et, croyant être arrivés sur les ointes des îles Baléares, ils commencèrent à ravager le pays; mais , reconnaissant bientôt qu'ils se trouvaient en Catalogne , ils se calmèrent, et ne tardèrent pas à recruter de nouveaux auxiUaires. Raymond, -, cxmite de Barcelone, Guillaume de Montpellier, Émériode Nir- ] bonne les accompagnèrent .dans leur expédition, qui se tennint

jj,^ par la prise d'Iviça et de Majorque , d'où ils eanportèrent un butin

(0 Voyez t. IX.

italh.

meiàénblé; ils forcèrent le roi et la reine de ces îles à receroir le baptême.

Les Génois, jaloux de ce succès ^ déclarèrent la guerre aux Pisans; mais Innocent II les réconcilia , en rendant Tarohavéché de Gènes indépendant de celui de Milan , et en loi subordonnant les évèKfoes des deax RÎTières y plus trois évéques de la Corse, tandis que ceux de la Sardaigne étaient les suffragants du métropolitain de Pise. Depuis cette époque» Gènes se déclara pour le pape , attendu que Pise s'était rangée du parti des empereurs.

Venise suivait avec plus d'éclat encore ses glorieuses destinées. veniM. Après avoir beaucoup souffert à l'intérieur d'incendies terribles y Faccroissement de ses richesses lui permit d'élever de nouveaux édifices plus solides et plus magnifiques. Rien ne montra mieux oombien son commerce était devenu florissant que de pareils tiavaux 9 exécutés quand elle n^avait m carrières , ni bétail , ni TÎD y ni autres produits ; elle resta étrangère à la lutte des investitoree» attendu que le doge ne les conférait pas. Le peuple et le clergé continuèrent à élire les évéques» et le chef de la république Bominait le primicier et les chapelains de Saint-Marc. Le patriarche, recevant son traitement de la cité» se trouvait être un fonctionnaire salarié , n'ayant aucune des prétentions féodales des évéques du continent. Il ne pouvait non plus y avoir de noblesse féodale là où les terres manquaient. Le doge était élu par la géné* ralité du peuple ; dès lors» ceux qui aspiraient à ce poste occasionnaient des séditions fréquentes.

L'ambition déprimer sur les Levantins et l'avidité du gain rendirent Venise ennemie de Gènes» qui » si elle lui était inférieure en force» n'avait pas» comme la reine de l'Adriatique» à redouter les menaces des musulmans et du roi de Hongrie. Les Vénitiens ayant insulté la bannière grecque, Jean Gomnènefit séquestrer tous les navires de la république qui se trouvaient dans ses ports» tin. déclarant qu'il ne les rendrait qu'après avoir reçu satisfaction ; mais la satisfaction fut que le doge Dominique Michiel conduisit à Rhodes la flotte qui avait triomphé à Tyr» saccagea cette île, Scio» Samos^ Mitylène » Andros; puis» à son retour» il enleva aux Hongrois Spalatro et Trau. L'empereur grec» loin de soutenir ses prétentions à la suzeraineté et à une réparation de l'outrage reçu » réclama l'assistance de la république contre Roger de Sicile ; alors les Vénitiens portèrent le ravage dans cette Ile » moins pour être agréables à Jean Comnène que dans leur propre intérêt » attendu que Roger aurait pu rivaliser avec eux sur la mer. Ils obtinrent de ce prince de bonnes conditions et des avantages commerciaux;

ONZiiMB ÉPOQUE.

Tempereur, de son côté, leur céda les villes de la Dalmatie et de ristrie, ce qui rendit légitime la domination qu'ils y exerçaient déjà.

Venise tarda peu à s'engager dans une nouvelle guerre avee 1171. l'empereur d'Orient. Mais la peste détruisit la belle flotte qu'ils avaient armée; sur cent vaisseaux^ dix-sept seulement rentrèrent dans les lagunes , où ils apportèrent le fléau destructeur. Ces désastres exaspérèrent le peuple, qui massacra le doge Vital Uchiel n , le dix-neuvième sur les cinquante qui périrent de mort violente.

La situation des papes, plus encore que celle des autres soo- RoMc. verains, mérite de fixer l'attention ; car, après avoir afTermi leur autorité sur le monde entier, ils n'en exerçaient aucune dans h ville de leur résidence. La campagne de Rome était parsemée de petits seigneurs, qui, de Palestrine , de |Tusculum, de Bracciaoo et autres lieux, lui faisaient éprouver mille vexations, à tel point que les terres restaient en friche; se fortifiant jusque dans les tombeaux de Gécilia Métella et de Scipion , dans les thermes de Caracalla, ils tenaient en servage et livrée à leurs caprices l'an* cienne capitale du monde. Bien plus, dans son sein même différentes factions se provoquaient au combat : celle du Go- Usée, celle de la tour de Crescence, la troisième de Monte- Pincio (i).

Aniaaid de Mais uu nouvcau genre de guerre fut apporté par Amanld de Brttcu. 3f^i|^^ De retour en Italie après avoir étudié en France à l'éooie d'Abailard, il prit l'habit religieux , et commença à populariser les idées de son maître, attaquant les mœurs du clergé, qui ne fournissait que trop sujet à la censure. Beau discoureur, hvidement écouté, conmie il arrive toujours à quiconque médit du prochain, il se mit, selon l'usage ordinaire des novateurs en Italie, à battre en brèche la puissance ecclésiastique : » Il répugnait au bon droit, disait-il, que le clergé possédât des biens, etque les évéqaes jouissent des régales, tandis qu'ils devaient vivre, à la manière

(1) HiLMBERTy éfêqoe de Reims ao oiunème siècle, disait :

Par tUdy Roma, fUMl, quum sis prope iota nHna ;

Quant magni fuerU intégra , fracta doees. Urbê cecidU, de qua si quicgwm dicere dignum

Moliar^ hoc potero dicere : Roma fuit.

Non tamen annorum séries^ nonfianma^ nec ensis

Ad plénum potuit hoc aholere decus.

Tantum restât adhuc, tantum ruit, ut nequepars stans

Mquari possit^ diruta nec r</8d

ITALIS.

des apAtres, de' la dtnie et des offrandes^ en restituant les propriétés territoriales aax princes à qui elles appartenaient (i). b

Sa conviction et son enthousiasme le rendent bien supérieur aux novateurs qui ont cherdié après lui à ébranler le catholicisme par le raisonnement^ et à renverser le gouvernement chrétien de l'&at et de l'Église. Il était écouté avec faveur par les seigneurs Itiqnes, qui désiraient une occasion de se rendre tout à fait indépendants du pouvoir des évéques. n comparait les gouvernements d'alors avec les anciennes républiques , songe ou délire perpétuel des Italiens^ alimenté^ à cette époque^ par les études classiques des jurisconsultes, qui en étaient à leur première ardeur. Le nombre des politiques f comme on appelait ses partisans, augmentant sans cesse , ils refusent d'obéir au pape , courent en tumalte au Capitole , et proclament le rétablissement de la république. Un sénat de cinquante-six membres est constitué, sous la préÂdence d'un préfet, et non d'un patrice. Giardano, frère de PantipapeAnadet, obtient cette dignité; puis, au nom du sénat et dopeuf^e romain, laguerreestdéclarée aux voisins. Innocent mourut sans avdr pu dompter cette faction ; mais Gélestin II, de Gittà de CasteUo, qui lui succéda, bien qu'il eût été l'ami d'Arnauld de firesda, se déclara énergiquement contre lui, et l'obligea à s'enfuir à Zurich, d'où il passa en France, puis en Allemagne, toujours suivi par le regard et la voix puissante de saint Bernard.

Alors les deux grandes familles des Pierleoni et des Frangipani, renonçant à leurs inimitiés, s'entendent pour dmiser la faction populaire et détruire le gouvernement républicain ; mais les bourgeois, guidés parla petite noblesse, invoquent la souveraineté immédiate de l'onpereur, teUe qu'elle existait aux temps de l'an-

(1) Amoldust quem Srixia protuUt oriu

Put\fero^ tenuinutrivit GalUatunUu,..

Asstanpta sapienti» frmte^ diserto

FaUebat sermone rude», clentmque procaci Ifueetans odio, monachonm acerrimm hosiU^ Plebis adulator, gaudetu popiUarUna awrUt Pontyiees iptumque gravi eorrodere lingtui

Awdébat papam

Articulai etiam fidei, certumque tenorem N<m satU exaeta stoUdus pietatejovêbat , impla mêlHfluU admiscens toxica verbU.

(GuifTBBRi LiGVR. Cormina^ I. IIL)

ArBaod de Brasda est devenu on des héros i U mode dans les tristes qoenllei jansénistes de la lin da siècle dernier. Sans consolter Tambnrini et antres sembUtles pauvretés , yoyez H. Frauke, Arnold von Brescia und s^ne Zeit; Zoficb, 1825.

ONZIÀKB ÉPOQUE.

denne Romei Le pape Luoe li, qui s'avtoçait vers la capitale ea procession armée pour chasser les nouveaux magistrats du Capi- 17 aîri«ir. repoussé à coups de pierres et frappé à mort. Eugène DI

de Montemagno, son successeur^ s'apprêtait à reconnaître l'autorité du sénat, quand Aniauld> qui avait devancé Zwiagle à Zurich, revient suivi de deux mille Suisses (1). U ann<»ice intention de consolider la magistratufe républicaine du Gapitole ; d'instituer m ordre équestre^ intermédiaire entve ie peuf^ et le sénat; de rétablir les consuls et les tribuns ; de ne laisser au pape que les jugements ecclésiastiques^ et d'accroître l'autorité impériale.

A cet appela on abat les tours des nobles de la faction contnare, et le pape est contraint de fuir en France; les républicains proclament Conrad, en se vantant de n'avoir agi que dans le but de rendre à l'Empire la grandeur à laquelle il était parvenu sous Justimen et sous Charleioagne, et d'avoir déinoUà cet effet les forteresses des grands pour dompter leur arrogance. Ds l'invitaient pourtant à venir compléter leur ouvrage, et à fix^daos Rome sa résidopce (2). L'empereur ne voulut pas se fier à un peupk léger; il env<>ya même des troupes au pape, qui se posta, avec «Mes et d'autres secours venus de France, à Tusculum, où^ soutenu par les habitants de cette ville et les Normands^ il put entamer des négociations avec te peuple. Il fut convenu qu'on laisserait à Rome son sénat, au pape la nomination du préfet^ conformément àl'ucien usage.

Si le peu|rie vMbNt réformer fat constitution de l'État d'après!» plans d'Amanld et les exemples de l'histoire, sans toutefois accepter les idées iKHnaînes sur l'autorité du prince, la haute ao* blesse délirait eonserver le régime féodal ^ en empôohast àk

fois le pape de dominer et le peuple de s'affranchir. Cette espèce de république continua sous Anastase ÏV (il 53) et sous Adrien H' (i 154), le seul Anglais qui ait occupé le siège de saîrft Pierre. Enfin ce dernier, profitant de oe que le peuple i^vait a&saisiné le cardinal de Sainte-Pudennana, donna l'exemple extraordinaire d'interdire la capitale dn mendie chrétien jusqu'à ce qu'AiOaud en fût chaseé. Le peuple, effrayé par cette mesure rigourJise,

(1) MuLLER, Histoire de Suisse, 1, 14.

(2) Les propositions des Romains à Conrad furent résumées dans ces vers ;

Rex valBttt ; qutdquid enpit tyMiaearf ; super hostes ItÊÊpetium temat; aom»sedeat; regoi wrbem Priwefis Usrrwrum^ ceu/ecU Justini:ifsus ; Ca^saris accipiat Cxsar^ qux sunt sua prjcsul, Ut Christus jussit Petro solvente tributum.

FRÉUWIG BAftBeaOCfiSE.

«urtoui à rapproche de la solennité de Pâques , cha^ Aniâuld, (fûi se réfugia auprès d'un comte de Calabre.

Ainsi de toutes parts en Italie apparaissait La liberté , quoique sous des «ipectfi différents; elle se manifestait dans les guerres de Venise a¥ec Ravenne, de Pise et de Florence avec LAieques^de Milan avec Pa?ieet Crémone , de Vérone et Yicence avec Padoue «t Trévise , de Fano avec Pesaro, Fossombrone , Sinigaglia. Tant de divisions contribuaient grandement à développer les esprits, car la multitude est facile à conduire dans les lieux où llntelligence 6t la forée appartiennent à un petit nombre; mais là où s'ouvrent de ù nombreuses voies pour exercer les facultés intellectuelles et nonles^ comme il arrive au milieu des faction»^ il doit se former 110 peuple aetiU avisé, qui cherche et trouve mille occasions de se signaler. Alors , Thomme s'arrachant au cercle étjpoit des intérêts domestiques pour traiter des affaires publiques^ ses passions s'enno- Missent, sa perspicacité s'étend, et il apprend à discuter ses droits.

Conrad III , malgré Tinvitation des Romains et le désir qu'il éprouvait d'abattre Roger n, injustement reconnu^ selon lui y comme roi des Deux-Siciles par Innocent II, ne vint pas en Italie^ €6 qui permit aux comouines de consolider leur liberté à l'aide du temps .et de l'expérience. Les injures que s'adressaient réciproquement les compétiteurs à la couronne impériale avaient contribué à déconsidérer un pouvoir fondé uniquement sur l'opinion, à l'époque où la force et les victoires lui faisaient défaut.

N'étant pas soutenus par Tempereur^ les barons succombaient sous les efforts des communes , qui cherchaient à étendre le parti populaire. La démocratie l'emporta aussi dans la Toscane; Florence, Sienne, Pistoie, Arezzo, dominaient sur les communes et les i^eigneiU'S du voisinage. Milan » qui déjà ne se contentait plus de sa liberté , voulait exeroer sa suprématie sur les villes environnantes. Les princes normands empêchaient au midi le mouvement répubUcam; mais Us observaient avec jalousie les empereurs, qui, en soulevant d*anciennes prétentions , auraient pu ébrseoler leur domination récente.

Tout contribuait donc à faire décliner la puissance impériale en Italie, lorsque apparut, pour lui re^idre vigueur, Frédéric Barbe- im-uw.

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