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CHAPITRE JII

UNITÉ DE l'espèce HUMAINE.

La sincérité du récit de Moïse, qui ne donne à Thomme que de 7 à 8,000 ans, reste donc confirmée par les progrès des sciences (1). Une des choses les plus étonnantes, c'est la

(1) Dans la Bible, les temps ne sont déterminés que par le nombre des années qu'ont vécu les dix patriarches antédiluviens. Cette supputation ▼arie dans les textes, et les interprètes ne sont pas d*accord sur la manière d'ordonner la série ; il y a donc des différences dans le compte des années.

Depuis la création jusqu'au déluge, il s'est écoulé :

Selon le texte hébreu 1656 ans.

— — samaritain, rapporté par Eusèbe 1307

— — les Septante 2242

— — Flavius Josèphe. . . 2256

— — Jules l'Africain, saint Éphiphane, Pétau 2262

Il en est de même à l'égard des patriarches postérieurs au déluge ; de Sem à la naissance d'Abraham, le texte hébreu de la Vulgate compte 292 ans, celui des Septante et des Samaritains 942. Additionnant ces temps avec la première série, on trouve, depuis Adam jusqu'à Abraham :

Selon les Septante 3184 ans.

— les Samaritains 2249

— la Vulgate 1948

Ainsi les Septante donnent 935 ans de plus que les Samaritains, et 1236 de plus que les Hébreux.

Arrivant au Christ, sa naissance serait placée, après Adam :

Selon les Septante, en 5228

— les Samaritains 4293

— les Hébreux 3992

Les textes s'accordent pour les temps postérieurs à Abraham. Peyron a supposé que les variations dans le texte hébreu ont été introduites par les Hébreux sous l'empereur Adrien, parce qu'ils voulaient reculer, par la diminution des temps, l'Age messiaque.

Plusieurs raisons militent en faveur de la chronologie des Septante. Comme les auteurs de cette version n'avaient nul intérêt à changer les

PREMIÈRE ÉPOQUE

concordance de la Genèse avec les plus récentes acquisitions de la science. Seule, entre toutes les cosmogonies, elle met une différence entre la création de la matière et son organisation, entre le principe dans lequel se manifeste son existence, et son incubation (1) par Tesprit de Dieu, jusqu'à ce

dates de la Bible, il est probable qu^ils les copièrent comme ils les trouvaient. L'exemplaire quUls avaient choisi pour la traduction fut jugé le plus véridique par le sanhédrin des Hébreux, qui avant la venue du Christ était autorité compétente. Quoiqu^il varie dans les détails, ce texte s'accorde avec celui des Samaritains sur les 3100 ans environ qu'il place entre le déluge et le Christ. Cette différence enlève tout soupçon d'une entente, et fait croire que la Bible est l'expression la plus fidèle de la vérité.

Si les Septante avaient altéré la vérité, des réclamations se seraient élevées contre eux; au contraire, le docte Hébreu Flavius Josèphe, qui écrivait sur le texte hébreu du Temple, en a suivi la chronologie. Les citations faites par les apôtres et les évangélistes sont pour la plupart, conformes à la version grecque, quoiqu'elle diffère du texte hébreu ; tous les Pères et les écrivains ecclésiastiques des premiers siècles s'en tiennent à cette chronologie.

D'ailleurs U est d'autant plus avantageux de la suivre, que les temps primitifs se développent sur un champ plus large^ et qu'il n'y a pas un fait certain dans l'histoire des autres peuples qui ne puisse s'y adapter.

Aussi les jésuites se firent autoriser par la cour de Rome à considérer comme authentique la chronologie des Chinois, en fixant le règne de Yao à l'an 2357 avant J.-C, qui, d'après la Vulgate, serait précisément celle du déluge.

Pour concilier l'histoire sacrée avec la profane, on a inventé cent dixsept systèmes, à l'occasion desquels le P. Riccioli établit les cinq catégories suivantes :

Depuis la création du monde jusqu'à Jésus-Christ personne ne compte plus de 7000 ans, et moins de 3600.

2^ Selon le texte hébreu, la Vulgate et l'histoire humaine, il parait plus probable qu'il s'est écoulé 4184 ans; dans cette hypothèse, on ne peut compter plus de 4330 ni moins de 3705.

30 Selon les Septante et l'histoire humaine la plus véridique, il y a 5634 ans.

40 Tous les efforts tentés pour déterminer l'origine du monde par certains caractères du ciel et la position des étoiles n'ont produit que de vains résultats.

5<^ U est probable que Dieu a créé le monde 5634 ans avant J.-C.

A ces mots créé le monde nous substituons créé thomme^ parce que ce n'est qu'à partir d'Adam que commencent les dates pour évaluer le temps. Et, sans entrer en discussion, nous dirons que le plus grand nombre des historiens adoptent le calcul d'Ussérius, d'après lequel le Christ naquit en 4904 après la création. Cette variété, selon nous, n'amène pas une aussi grande confusion qu'on serait tenté de le croire, attendu qu'il s'agit seulement des temps les plus anciens ;'et même on peut l'éviter, si l'on compte les années non depuis la création, mais depuis la naissance du Christ.

(1) La Genèse dit merachèfet.

UNITÉ DE L*ESPÈCE HUMAINE

qu'elle devienne propre à former les étoiles et les planètes. La création de la matière ne put être que Tacte instantané d'une volonté omnipotente; mais pour l'ordonner il fallait la succession des temps, et ce travail, nous le voyons de nos jours se continuer dans les nébuleuses, qui sont des mondes en formation. Cette vérité, qui à notre époque s'éclaircit à peine, Moïse Ta exposée, non pas dans le langage de Newton et d'Herschel, mais dans le style figuré qui seul pouvait être compris de son peuple. Et d'ailleurs le langage même le plus raffiné de la science est-il autre chose que le langage de l'apparence?

La lumière, selon les dernières expériences de Struve, parcourt 98,843 milles italiens dans une seconde; Herschel le père prétend que les rayons lumineux qui nous sont transmis par les nébuleuses les plus éloignées accessibles à son réflecteur de 13 mètres mettent plus de deux millions d'années pour arriver jusqu'à la Terre. Ces astres ont donc été créés bien longtemps avant la dernière disposition de notre globe. Le premier acte fut une création absolue ; le reste s'accomplit sous l'impulsion des forces que le Créateur a imprimées à la matière. La force la plus surprenante est la gravitation, et Moïse a vu que la stabilité des corps célestes dépend de leur mutuelle gravitation et de la distance qui les sépare. Parmi ces corps, la Terre est fixée sur les pôles, suspendue sur l'abîme, et dans son sein grondent d'immenses cavernes, où sont les eaux centrales et le feu (1). Les vapeurs répandues dans l'air n'auraient pas suffi pour produire le déluge, si les abîmes de la Terre ne s'étaient pas ouverts pour vomir les eaux qu'ils contiennent.

Autre prodige. Moïse distingua la lumière primitive de celle que nous devons au Soleil. Une philosophie légère s'est moquée de lui parce qu'il avance que la lumière fut créée avant le Soleil, qui en est la source; mais la science est venue démontrer qu'il existe une autre lumière, qui se produit sans le concours du Soleil : telle est celle des volcans, ou la phosphorescence des nuages, ou l'électricité ; la puissance de cette lumière fut si grande, dans le principe, qu'elle suffit pour faire germer des végétaux sans les sourires du Soleil.

Il y a plus : dans Moïse, la lumière n'est pas créée, mais la voix de Dieu la fait jaillir, expression qui s'accorde avec la

(1) Job, XXVI, 7, 10; Prov., VIII, 27; Isaïb, XL, 22.

PREMIÈRE ÉPOQUE

théorie des ondulations, qui aujourd'hui est généralement adoptée de préférence à celle des émissions.

L*air est un vêtement de la terre, et Dieu lui a donné son poids {mischkal) ; la Bible le sait, bien avant Galilée. Les eaux exercèrent une grande influence sur la constitution de la terre ; elles sont distinguées en inférieures et supérieures, et séparées, non par une sphère solide {firmament^ comme Font interprété saint Jérôme et les Septante), ni par le ciel cristallin d'Aristote, mais par l'étendue (rakiach), c'est-à-dire par l'immensité (1).

Les êtres animés apparurent par générations successives, et à mesure de la complication de leur organisme; la géologie a su prouver à la lettre cette succession. Que si cette science nie que les animaux soient venus après les végétaux, elle est réfutée par la chimie, réfutée par la raison, qui démontre comment les animaux vivent plus que les végétaux. Ces derniers, dans la Genèse, se développent avant l'apparition du soleil, et sous des conditions de lumière, d'humidité, de chaleur différentes de celles d'aujourd'hui ; la botanique fossile vient à peine de sanctionner un tel ordre de faits.

L'homme est le dernier; la géologie n'a pu en découvrir un seul débris dans les couches anciennes. On conteste que la race humaine ait une origine si peu éloignée, parce que son éducation exige de longs âges; mais l'enfant dans quelques mois de la première vie acquiert bien plus que dans les années suivantes. On pourrait dire, au contraire, que l'homme est bien jeune, si l'on ne considérait que le tardif développement de sa raison.

Quelques écrivains se sont élevés contre le récit mosaïque, avec plus de hardiesse; ils nient que l'homme ait été créé tel qu'il est, et supposent plus volontiers que toutes les choses visibles sont sorties d'un germe unique, qui s'est développé de plus en plus en passant de la matière brute à la matière organique, puis à la matière animale. D'après ce système, il s'est distingué par degrés en espèces diverses ; à chaque catastrophe de la terre, il est monté à un degré plus élevé, jusqu'à ce qu'il soit devenu homme dans son état présent, état dans lequel d'autres espèces l'ont précédé, oh d'autres, actuellement inférieures, se hâtent de le rejoindre et de le supplanter.

(1) Marcel de Serres, Des connaissances consignées dans la Bible ^ mises en parallèle avec les découvertes des sciences modernes.

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Pour laisser de c6té les déclamateurs, Lamarck soutenait, il n'y a pas longtemps, avec un grand appareil scientifique, que rhomme dérivait du singe (i).Ck)mparant l'animal avec le fœtus humain dans ses périodes et formes diverses, il montre le passage successif des degrés les plus bas aux plus élevés ; enfin, dit-il, Torang-outan de Java désapprit à ramper et marcha sur deux pattes; puis celles de derrière devinrent des pieds, et celle de devant des mains. Une fois qu'il n'éprouva plus le besoin de cueillir des fruits et de combattre, son museau se raccourcit, sa grimace devint sourire, et le voilà fait homme. Les prérogatives de l'esprit humain ne sont que Textension des facultés de la brute, diverses seulement dans la quantité et dépendantes de l'organisation.

Avec ce système, le point capital de la question n'est pas résolu, il n'est que tourné; car si Dieu n'a pas créé l'homme, qui créa ce premier germe et le terrain dans lequel il se développa, et les atomes dont il fut composé? Puis, comment expliquer le phénomène de la vie? Entre la matière la mieux façonnée et l'animal le plus grossier n'y a-t-il pas un abîme non moins immense qu'une nouvelle création? et le passage de la bête brute à l'être raisonnable peut-il s'effectuer jamais par des révolutions naturelles? Des siècles se sont écoulés depuis qu'on étudie les espèces vivantes sur cette terre ; les tombes d'Égypte sont des musées d'histoire naturelle qui nous conservent les squelettes de multitudes d'animaux qui; depuis 4,000 ans, n'ont varié en rien des crocodiles, des ibis, des ichneumons d'aujourd'hui. Que dire d'ailleurs de la perfectibilité intellectuelle et morale de l'homme, qui seule suffit à le distinguer de tout le reste de la création?

Que si ce germe se fût développé spontanément, en raison unité d«u de la prodigieuse fécondité de la nature pour les autres ^ ^ ^* espèces, des variétés infinies et sensibles devraient se rencontrer parmi les hommes, comme il arrive dans les œuvres du hasard; mais, au contraire, les choses qui semblent au premier abord les différencier davantage, les ca-

(1) Lamarck, Philosophie zoologique, ou Exposition des considérations relatives à Vhistoire naturelle des animaux f P&ris, 1830. U fftut le comparer avec Stbphbns, Anthropologie ^ t. II, p. 6, et avec Lyell, Principes de géologie^ qui le réfute. D'un autre côté, Darwin Ta soutenu et développé avec des argfuments nouveaux et des observations nombreuses ; et le système auquel il a attaché son nom a fait un rapide chemin dans le monde savant.

PREMIÈRE ÉPOQUE

ractères physiologiques et le langage, en démontrent l'unité.

On a parlé de beaucoup de monstres humains, de Torangkubub , de Torang-guhu des bois de Bornéo et de Sumatra ; mais, comme les hommes auxquels on attribuait une queue, il se sont évanouis au flambeau de la critique (1). Il en a été de même des nains de Madagascar, des hermaphrodites des Florides, et des autres fables sur les Albinos, les Dodoniens, les Patagons et les Hottentots. Le commerce entre Thomme et la femelle du singe, qu'on avait affirmé fécond, fut également reconnu un conte ; tandis que, selon la physiologie naturelle elle-même, la fécondité de l'union entre toutes les espèces et les couleurs humaines démontre que le Mongol, et le Malais, et le pauvre Nègre, sont également nos frères. Ah ! nous ne rencontrerons que trop, en avançant dans l'histoire, des faits et des moments de la vie des peuples qui nous apprendront jusqu'à quel point de dégradation peut descendre l'homme abandonné à ses passions !

C'est donc une dénomination impropre que celle de races humaines, qui semblerait indiquer une provenance diverse, quand l'homme, dans ses différentes espèces, n'a fait que se mettre en harmonie avec la nature. Le Mongol et le Kalmouk vivent avec leur cheval et leurs troupeaux dans d'immenses plaines, sans un arbre, sans une source, et où la rosée seule vient raviver l'herbe desséchée ; leurs formes aiguës et rudes s'adaptent bien à leurs landes et à leurs montagnes. Le Kalmouk indolent reste encore assis des jours entiers, les yeux fixés sur un ciel toujours serein, et au moindre bruit il tend l'oreille vers l'espace oh n'arrive pas son regard. Le Mongol dans son pays est ce qu'il était il y a des milliers d'années; expatrié, il a changé à ne plus être reconnaissable. L'Arabe, libre, sobre, léger à la course, cavalier infatigable, archer excellent, fidèle à sa parole, hôte généreux, en harmonie avec son désert, comme le Lapon avec ses glaces, l'Italien et le Grec avec le sourire de leur climat.

Quand on parle de climat, on n'y rattache généralement d'autre distinction que celle des zones; celles-ci, toutefois, ne sont pas assez déterminées et ne produisent pas des effets égaux sur les deux hémisphères ; de plus, les conditions varient aussi entre des pays contigus et produisent des températures très différentes; les corps mêmes y sont diversement

(1) Bluhenbach, de Generis humani varietate.

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aptes à recevoir ou à repousser la chaleur. Ajoutez à cela le magnétisme et Télectricilé, cette vie de la matière, dont les mystères paraissent près de se révéler; ajoutez-y l'évaporation des diverses substances, les vents, les maladies endémiques, toutes choses qui modifient Taction mutuelle de la mer et de la terre, la qualité des aliments, le mode de culture. Les Germains de Tacite en se civilisant cessèrent de constituer une race distincte, telle que la faisaient les anciens, et perdirent leur énorme stature, tandis que les Portugais, au centre des colonies du Cap, devinrent des géants. Quelle diversité d*aspect entre le Lapon et le Hongrois ! et pourtant leur idiome atteste qu*ils eurent une souche commune.

Il se présente dans la race humaine des variétés individuelles et des monstruosités que chacun peut avoir vues, sans qu'il soit nécessaire d'en rappeler de plus bizarres encore, dont on a conservé la mémoire ; celles-ci se propagent assez souvent, et, sans parler ici de certaines beautés ou imperfections héréditaires, on connaît des familles à six doigts (1) et l'Anglais porc-épic qui transmit cette difformité à sa descendance. Combien plus facilement cette transmission ne se produirait-elle pas si les familles vivaient isolées I Toutes ces causes peuvent donc altérer les individus, et l'altération se perpétuer dans leurs fils.

Cette science des races est cependant encore à peine créée. Il parait que les anciens distinguaient de la nôtre l'Éthiopique, la Thrace ou Mongole, et la Scylhique ou Germaine; mais ils ne déduisaient les variétés que de la teinte de la peau et de la couleur des cheveux. Cette distinction lut, avec raison, trouvée insuffisante et fautive; divers systèmes furent proposés pour classifier l'espèce humaine. Le premier, le gouverneur Pownal suggéra d'observer les conformations du crâne (â), ce que Camper réduisit en science (3), en prenant pour critérium l'angle facial. En envisageant le crâne de profil, on tire une ligne de l'ouverture des yeux à la base des narines, et une autre du point proéminent du front à l'extrémité de la mâchoire supérieure où les dents sont implantées : l'ouverture diverse de l'angle qui en résulte distingue les races. Il s'ouvre chez le Babouin de

(1) Notamment celle d'Anne Boieyn, Tune des femmes d'Henri VIII.

(2) Nouvelle collection de voyages; Londres, 1763, t. II, p. 273.

(3) Campbr, Sur les différences réelles que présentent les traits du visage chez les hommes des différents pays; Utrecht, 1791.

58 degrés, de 70 environ chez le Nègre et le Kalmouk, d'à peu près 80 chez TEuropéen (1).

QM^a^oB Mais réiude la plus sérieuse sur la variété des races est "bacC*"' due à Blumenbach, qui recueillit une infinité de crânes, et fixa les classes d'après leur forme, d'après la couleur des cheveux, de la peau et de l'iris. Il observe le crâne de haut en bas, où il présente une forme ovale, régulière à la nuque, raboteuse vers la partie antérieure, de laquelle s'avancent, plus ou moins saillants, le front, les os du nez et les mâchoires, en offrant plus ou moins ouvert le zygoma, ou l'arc, ainsi appelé, qui joint les os de la joue à ceux de la mâchoire.

Cet examen lui fait ranger les hommes en trois classes : la Caucasienne, centrale, blanche; YÉthiopique^ noire; làMongoligue, jaune. La Malaise^ brune foncée, n'est qu'une nuance entre les deux premières, ainsi que VAméricaine, cuivrée, entre les deux dernières. A la première appartiennent les Européens (excepté les Lapons, les Finlandais et les Hongrois), l'Asie orientale, y compris l'Arabie et la Perse jusqu'au fleuve Obi, les rives de la mer Caspienne et du Gange, et l'Afrique septentrionale. Le reste de l'Afrique appartient à l'espèce nègre ; à la Mongolique, les autres habitants de l'Asie, les trois peuples d'Europe exclus de la Caucasienne, et les Esquimaux de l'Amérique septentrionale. La Malaise comprend les natifs de Malacca, de l'Australie et de la Polynésie, dits tribus papouanes, l'Américaine et tous les indigènes du Nouveau-Monde, moins les Esquimaux (2).

(1) Les Grecs s'étaient aperçus de cette différence. Dans leurs statues, ils rouvraient de 95 à 190 degrés, pour indiquer le plus grand degré d'intelligence.

(2) Voici le tableau des classifications les plus récentes :

, Selon BoRY de Saint- Vincent {Dict, (Thist. natur,, t. VIII; Paris, 1825) :

f LëIotriqubs, aux cheveux lisses, * De Tancien continent.

I" espèce. — Japhîstiqub.

A. Gens togata, — portant toujours des habits longs, et devenant

chauves du front.

a. Race Caucasique (occidentale).

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